Fraîchement diplômée du programme de Pâtisserie professionnelle (DEP) de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), Constance Tassé-Gagnon fait déjà parler d'elle.

Sophie Bernard, collaboration spéciale LA PRESSE

La jeune femme a, en effet, obtenu un prix dans la catégorie Restauration lors du Gala des Grands Prix de la relève en restauration, tourisme et hôtellerie 2011. Avant l'ITHQ, elle avait été de la première cohorte du programme de Cuisine d'établissement du Collège LaSalle.

«Lorsqu'on s'intéresse à la pâtisserie, on a plusieurs choix de carrière,» explique Constance Tassé-Gagnon.

On peut se diriger vers la restauration, ajoute-t-elle, mais, malheureusement, on y trouve de moins en moins de section pâtisserie, le garde-manger s'en chargeant de plus en plus. Il y a bien sûr les grandes cuisines ou, plus avantageux, les hôtels, où les employés sont syndiqués et donc mieux payés.

On peut également travailler dans des institutions publiques comme les hôpitaux ou les garderies. Enfin, il y a les épiceries, du style Première moisson ou Pain doré. «Chacun de ces domaines peut attirer des personnalités différentes, poursuit-elle. Personnellement, je voulais faire de la pâtisserie de restauration.»

La jeune pâtissière a eu la chance de faire un stage dans une des plus grandes brigades au Québec: celle du Toqué! de Normand Laprise.

Actuellement, elle travaille à la production du café étudiant de l'ITHQ et développe parallèlement ses propres créations et plus particulièrement sa ligne de chocolats qu'elle prépare pour le Bistrot Unique, un restaurant de quartier de la rue Beaubien Est où elle avait travaillé quelques années plus tôt.

Son prochain projet, qui verra le jour en juin toujours avec le Bistrot Unique, est un bar à limonades et crème glacée.

«J'adore travailler le chocolat, les produits chocolatés, confie-t-elle. J'aime les grands crus, les spécificités de chacun. Dans ce métier, il faut avoir la passion, c'est souvent la seule chose qui nous tient, car les heures sont longues. Il m'arrive de travailler 70 heures par semaine, ce qui a un impact sur ma qualité de vie.»

À SAVOIR

Boulanger-pâtissier

Personnes en emploi (2009): 8000

Revenu annuel moyen d'emploi à temps plein (en 2005): 25 000$

Demande de main-d'oeuvre (2009-2014): Modérée

53% de femmes, comparativement à 47% pour l'ensemble des professions (en 2006)

Perspectives professionnelles: Acceptable

Près de 80% des emplois se trouvent dans les magasins d'alimentation et dans la fabrication de produits de boulangerie, de pâtisserie et de tortillas, et 13% dans la restauration (en 2006).

30% des boulangers-pâtissiers n'ont pas terminé le primaire ou le secondaire, et 24% ont un diplôme d'études secondaires (en 2006).

Source: Emploi-Québec