Les Thés David's Tea sont sous la loupe des autorités dans plusieurs États américains en raison de leurs prétendus quarts de travail sur appel visant à contrôler les coûts de la main-d'oeuvre.

Publié le 13 avr. 2016
Ross Marowits LA PRESSE CANADIENNE

Le procureur général de l'État de New York et de huit autres États ont écrit à 15 chaînes, dont l'entreprise montréalaise, réclamant des renseignements sur la pratique exigeant que leurs employés appellent pour vérifier si leur patron a besoin d'eux avant de venir travailler.

Les autorités réclament des documents concernant cette pratique controversée.

Les Thés David's Tea n'ont pas rappelé La Presse Canadienne.

Le procureur général de l'État de New York, Eric Schneiderman, a souligné dans un communiqué que ces quarts sur appel sont injustes car ils sont imprévisibles. Les travailleurs peuvent difficilement s'assurer des services de garde pour leurs enfants ou vaquer à d'autres occupations. Ces pratiques ajoutent du stress et mettent à rude épreuve la vie familiale.

Certains États américains obligent les entreprises à verser une certaine indemnité pour les travailleurs dont le nom est à l'horaire mais qui doivent téléphoner avant de se présenter au travail. Dans l'État de New York, par exemple, les employeurs doivent verser un salaire équivalant à quatre heures de travail sur la base du salaire minimum si le quart de travail prévu est annulé.

Des lettres ont été envoyées à American Eagle, Aéropostale, Payless, Disney, Coach, PacSun, Forever 21, Vans, Justice, BCBG Maxazria, Tilly's, @Zumiez, Uniglo et Carter's. Plusieurs de ces entreprises ont des activités au Canada.

Des efforts similaires avaient poussé plusieurs entreprises dont Abercrombie & Fitch, Gap, J.Crew, Urban Outfitters, Pier 1 Imports, Bath & Body Works et Victoria's Secret à cesser cette pratique.