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Couche-Tard: le nouveau PDG prend les commandes

Brian Hannasch, nouveau PDG de Couche-Tard, a levé la... (Photo Hannah Yoon, La Presse Canadienne)

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Brian Hannasch, nouveau PDG de Couche-Tard, a levé la main pour appuyer la nomination d'Alain Bouchard à la présidence du C.A., hier, à l'assemblée annuelle des actionnaires de l'entreprise.

Photo Hannah Yoon, La Presse Canadienne

Richard Dufour

C'est à Toronto hier après-midi qu'Alain Bouchard a officiellement cédé son poste de PDG à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires d'Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) qui, pour la première fois de l'histoire de l'entreprise, s'est déroulée ailleurs qu'au Québec.

Alain Bouchard a d'ailleurs précisé que la prochaine assemblée des actionnaires pourrait revenir dans la région de Montréal ou se dérouler à Calgary ou dans les Maritimes. «Ça dépendra des coûts», a-t-il dit durant la conférence de presse tenue en marge de l'assemblée au centre-ville de Toronto.

Des banquiers, des actionnaires et des analystes ont souvent demandé de déplacer l'assemblée annuelle en disant que cela pourrait offrir un meilleur accès ou une meilleure visibilité auprès d'investisseurs locaux, a précisé M. Bouchard.

Tel qu'annoncé à la fin de l'hiver dernier, Alain Bouchard, âgé de 65 ans, occupera dorénavant un nouveau rôle chez Couche-Tard à titre de cofondateur et président du conseil d'administration, où il entend notamment consacrer ses énergies à déterminer des cibles d'acquisitions futures.

Son ami et cofondateur de Couche-Tard, Réal Plourde, lui a donc cédé hier la présidence du conseil d'administration, un rôle que Réal Plourde occupait depuis sa «retraite» en 2011.

Le nouveau PDG, Brian Hannasch, qui avait jusqu'à hier le titre de chef des opérations, espère que son arrivée à la direction aura pour effet de favoriser la continuité.

«Je n'ai aucune raison de modifier le parcours. Nous allons continuer d'être un acquéreur discipliné», dit celui qui devra maintenant s'assurer que les activités quotidiennes génèrent suffisamment d'argent pour permettre à l'entreprise de boucler ses acquisitions futures.

Cet Américain unilingue anglophone, qui aura 48 ans la semaine prochaine, a par ailleurs dit qu'il avait l'intention d'apprendre à parler le français, mais qu'il était conscient qu'il avait beaucoup de travail à faire pour y parvenir. «J'entends pour l'instant partager mon temps entre Montréal et les États-Unis», a-t-il dit, ajoutant qu'avec un condo au centre-ville de Montréal, il a l'intention de passer de plus en plus de temps à Montréal au cours des années à venir.

Il a même lancé qu'il passait actuellement près de 80% de son temps en avion.

Un membre de plus au CA

Le conseil d'administration de Couche-Tard compte par ailleurs un membre de plus. Les rencontres du conseil se feront maintenant à 11. Une place a été créée pour que Brian Hannasch participe aux réunions et aux discussions du conseil.

La fonction de chef des opérations que M. Hannasch occupait reviendra à cinq vice-présidents qui seront responsables de certaines régions géographiques.

Une représentante du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC), Hélène Dufresne, s'est déplacée à Toronto hier pour proposer une fois de plus aux actionnaires et à l'entreprise d'adopter une mesure stipulant que la politique de rémunération des cinq plus hauts dirigeants fasse l'objet d'un vote consultatif auprès des actionnaires.

La proposition a été rejetée. Appelé à commenter, Alain Bouchard a simplement dit qu'il jugeait cette démarche inutile pour la «paperasse» qu'elle pouvait engendrer.

L'action de Couche-Tard a clôturer la séance d'hier en recul de 1%, à 35,28$ à la Bourse de Toronto. Le titre s'est apprécié de 15% depuis le fractionnement trois pour un survenu le 23 avril.




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