Dans un Jardin: nouveau patron, nouvelles ambitions

Le nouveau patron de Dans un jardin veut accroître fortement... (PHOTO FOURNIE PAR DANS UN JARDIN)

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Le nouveau patron de Dans un jardin veut accroître fortement la distribution de ses produits dans les pharmacies du Canada anglais.

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Les 60 boutiques Dans un Jardin ont un nouveau patron qui prévoit ramener l'enseigne en France, son pays d'origine, dès l'an prochain.

Après 16 ans à la tête de l'entreprise, Gilles Sansregret cède son poste à Eric Arminjon, l'un de ses anciens vice-présidents marketing, a appris La Presse Affaires. «J'étais parti depuis presque deux ans pour les studios de photos Magenta. Je suis revenu pour accepter ce poste», raconte le nouveau président, âgé de 50 ans.

Eric Arminjon est en train de peaufiner un plan d'affaires triennal qu'il compte rendre public dans un mois. Il a tout de même accepté de nous confier qui ambitionne d'accroître fortement la distribution des produits de Dans un Jardin dans les pharmacies du Canada anglais. Pour ce faire, l'entreprise de Boucherville travaille avec McKesson, un distributeur qui dessert un vaste réseau d'établissements. À l'heure actuelle, les produits sont vendus dans 400 points de vente au pays.

«Fleuron québécois»

Outre-mer, le nouveau PDG n'a pas encore décidé s'il optera pour des boutiques corporatives ou franchisées. Mais il s'est fixé un échéancier: 2015. Rappelons qu'en 1983, la franchise maîtresse pour l'Amérique du Nord de l'enseigne française avait été achetée par Gérald Tremblay (ex-maire de Montréal) qui l'a revendue à Jean-Claude Gagnon. Ce dernier a ensuite acquis la franchise maîtresse européenne (1987). Les boutiques françaises ont fini par fermer.

«Dans un Jardin est un fleuron québécois que j'ai l'intention de propulser, dit Eric Arminjon. On fait plein d'affaires très bien. C'est peu connu et il faut le dire. On est l'une des rares entreprises qui fabrique tous ses produits dans sa propre usine.» Établie à Boucherville, cette usine de 60 000 pi2 crée aussi des produits de marque privée pour d'autres détaillants.

Au cours des 11 prochains mois, Gilles Sansregret demeurera au sein de l'entreprise de 250 employés pour assurer une transition en douceur et conseiller son successeur «du mieux que je peux».

Poursuite de 3,5 millions

Son départ n'a rien à voir avec cette poursuite de 3,5 millions de dollars intentée l'automne dernier et dans laquelle son nom figure, assure-t-il. «C'est à cause de mon âge. Je vais avoir 67 ans le lendemain de mon dernier jour de travail.»

En septembre, Wykanta Canada et WCL-DUJ Québec ont déposé une poursuite contre Réal Lafrance, propriétaire de Dans un Jardin et du Groupe Marie-Claire, après avoir tenté de mettre la main sur les boutiques Dans un Jardin (pour 9,5 millions de dollars).

La poursuite allègue que le détaillant a révélé trop tard dans le processus de négociation certaines informations comme une dette interentreprises pouvant entraîner un impôt de 750 000$, des ventes inférieures à celles budgétées et un litige de 735 000 euros avec une entreprise française.

Wykanta Canada et WCL-DUJ Québec affirment aussi que Gilles Sansregret effectuait de fausses inscriptions comptables (augmentation fictive de la valeur des stocks) pour obtenir d'avantage de crédit auprès de la BMO. Enfin, la poursuite prétend que Réal Lafrance a mis fin «illégalement» au processus de négociation.

Les ventes annuelles intégrées de Dans un Jardin (ventes au détail et en gros) ont atteint 17,6 millions, en 2010, apprend-on dans la poursuite.

Selon Gilles Sansregret, les boutiques Dans un Jardin sont encore à vendre puisque leur propriétaire n'a pas de relève familiale. Réal Lafrance n'a pas rappelé La Presse.




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