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L'endettement des ménages canadiens atteint un nouveau sommet

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Les ménages canadiens ont emprunté en moyenne 1,63 $ en crédit à la consommation pour chaque dollar de revenu disponible.

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Alexandra Posadzki
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le niveau d'endettement des ménages canadiens a atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre, a indiqué jeudi Statistique Canada, la faiblesse des taux d'intérêt ayant continué à attirer les Canadiens sur le marché immobilier.

Le ratio de la dette des ménages contractée sur le marché du crédit au revenu disponible a ainsi atteint 163,3 % au cours du trimestre, a précisé l'agence.

Cela signifie que les ménages ont emprunté en moyenne 1,63 $ en crédit à la consommation, en hypothèque ou en prêt non hypothécaire pour chaque dollar de revenu disponible.

«Une partie de cela n'est que le fruit naturel d'une longue période de taux d'intérêt exceptionnellement faibles», a observé l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, faisant remarquer que les taux de situent près de creux historiques depuis un certain temps.

Cela rend les emprunts - tant les hypothèques que d'autres formes de prêts - plus attrayants aux yeux des Canadiens.

«Nous avons vu un certain nombre de jeunes personnes remplacer leurs paiements de location par des paiements hypothécaires», a indiqué M. Porter. «C'est l'un des facteurs qui ont fait grimper l'endettement avec le temps.»

La décision de la Banque du Canada de hausser son taux d'intérêt directeur d'un quart de point de pourcentage en janvier va vraisemblablement jeter de l'huile sur le feu dans les trimestres à venir, a poursuivi M. Porter, puisque les acheteurs d'habitations voudront tirer profit des taux hypothécaires plus faibles.

L'endettement des Canadiens est devenu une source d'inquiétude pour les décideurs et les analystes. Lorsqu'elle a annoncé sa réduction de taux en janvier, la banque centrale canadienne a indiqué que le niveau élevé de l'endettement des ménages et la surchauffe observée sur le marché immobilier rendaient les Canadiens vulnérables aux chocs économiques comme les hausses de taux d'intérêt.

Dans un commentaire publié en ligne lundi, le Fonds monétaire international a noté que le ratio de la dette au revenu disponible des ménages canadiens était un des plus élevés parmi les membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cependant, le portrait n'est peut-être pas si sombre qu'il ne le semble. Même si le niveau d'endettement a grimpé, les actifs financiers ont aussi pris de la valeur, les marchés d'actions ayant rebondi et les Canadiens ayant mis de côté plus d'argent dans leurs comptes d'épargne.

«Le ratio de la dette au revenu n'est pas notre mesure préférée pour examiner la situation financière des ménages canadiens, notamment parce qu'il ne tient compte que d'un des aspects du bilan des ménages», a expliqué l'économiste Laura Cooper, de la Banque Royale, dans une note à ses clients.

Le ratio de la dette au revenu écarte effectivement la valeur nette des ménages. Or, celle-ci a progressé de 0,9 % au quatrième trimestre, pour s'établir à 233 000 $ par habitant au quatrième trimestre.

Même s'il s'agissait du plus faible taux de croissance de la valeur nette en six trimestres, il était plus élevé que celui du niveau d'endettement.

M. Porter ajoute que la faiblesse des taux d'intérêt a rendu les emprunts plus abordables pour les Canadiens, et que cela a aussi fait grimper la valeur des habitations et les cours des actions, ce qui a contribué à la croissance des actifs.

«À travers la cacophonie d'avertissements, la réparation des bilans se poursuit discrètement dans les ménages canadiens grâce à une légère hausse de l'épargne et aux gains à long terme sur les marchés d'actions», a précisé M. Porter dans une note.

«Même si la croissance de la dette s'est manifestée une fois de plus, la réduction surprise du taux de la Banque du Canada de janvier ayant jeté de l'huile sur le feu, le ralentissement attendu du marché de l'habitation - au moins en Alberta - devrait mettre un terme à la croissance hypothécaire.»




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