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Le désintérêt pour les petites voitures pèse sur les ventes de véhicules aux É.-U.

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Agence France-Presse
Chicago

Le regain d'intérêt pour les véhicules gros et onéreux aux États-Unis n'a pas permis en 2018 aux principaux constructeurs automobiles de compenser complètement la désaffection pour les plus petites voitures.  

Les achats des consommateurs américains, qui préfèrent de plus en plus les pick-up et camions aux petites voitures et aux berlines, semblent pâtir de la hausse des taux d'intérêt et des prix des véhicules.  

Tous constructeurs confondus, 17,3 millions de véhicules ont été vendus en 2018, selon la société spécialisée Autodata.  

Les deux plus gros vendeurs de voitures aux États-Unis, General Motors (GM) et Ford, en sont affectés.

GM, numéro un dans le pays, a ainsi vu ses ventes reculer de 2,7% au quatrième trimestre et de 1,6% sur l'ensemble de l'année. Le groupe a pourtant vendu plus de VUS (4X4 de loisir) qu'en 2017.  

Ford était encore plus à la peine : ses ventes ont reculé de 8,8% en décembre, de 3,5% en 2018. Le constructeur a aussi écoulé plus de pick-up F-Series et de VUS.

Le géant automobile japonais Toyota a aussi éprouvé des difficultés, avec des ventes en baisse de 0,9% en décembre, de 0,3% sur l'ensemble de l'année.  

Le constructeur américano-italien Fiat Chrysler (FCA) a, en revanche, su tirer son épingle du jeu en se concentrant sur les plus gros véhicules : ses ventes ont progressé de 14% en décembre, de 9% sur l'ensemble de l'année.  

«Cette performance annuelle met en lumière les efforts que nous avons entrepris pour réaligner notre production et apporter aux clients américains plus de Jeep et de pick-up Ram», a commenté Reid Bigland, responsable des ventes aux États-Unis du groupe.  

Prix en hausse de 3%

Le coup de mou des ventes des plus grands constructeurs a coïncidé avec une augmentation des prix à l'achat.  

Selon le site spécialisé Kelley Blue Book, le prix moyen d'une nouvelle voiture a en effet augmenté d'environ 3% en 2018, à plus de 36 000 dollars.  

«Malgré le repli des ventes au détail pour le sixième mois consécutif, la croissance continue des prix à l'achat permet aux constructeurs de compenser la baisse des ventes avec un chiffre d'affaires plus élevé», a toutefois relevé dans un communiqué Thomas King, analyste pour JD Power.

GM a ainsi annoncé qu'il misait sur les gros véhicules en augmentant les prix.  

«Nous entamons 2019 avec confiance car nous prévoyons plus de lancements importants de camions et de VUS au cours de l'année et parce que l'économie américaine est solide», a souligné le responsable des ventes du groupe, Kurt McNeil, dans un communiqué.  

Plusieurs observateurs mettaient toutefois en garde contre plusieurs facteurs pouvant peser sur les ventes dans les mois à venir, comme la disparition de l'effet entraînant de la grande réforme fiscale mise en oeuvre en 2018 par l'administration de Donald Trump.  

Les entreprises achetant des flottes de voitures, par exemple, ne pourront plus compter sur des baisses d'impôt aussi importantes.  

«Nous anticipons un affaiblissement des ventes encore plus prononcé en 2019. Pour certains constructeurs, le ralentissement a déjà commencé», a ainsi remarqué Charlie Chesbrough, économiste pour Cox Automotive.

Pour le cabinet Edmunds, les consommateurs vont par ailleurs être de plus en plus freinés par la hausse des prix des autos et par l'augmentation des taux d'intérêt, qui rend les emprunts plus chers.  

Selon ses prévisions, les constructeurs devraient écouler 16,9 millions de voitures en 2019 aux États-Unis, contre 17,2 millions en 2018.

Tesla double ses livraisons

Parmi les autres constructeurs présents aux États-Unis, Honda a fait part de ventes en hausse de 3,9% en décembre mais en baisse de 2,2% sur l'ensemble de l'année.  

Dans la même veine, Nissan a vu ses ventes augmenter de 7,6% en décembre mais reculer de 6,2% en 2018. Les ventes de voitures du groupe ont chuté de 17% quand celles de pick-up et de VUS ont progressé de 2,5%.  

Mazda à l'inverse a enregistré des ventes en baisse de 3,8% en décembre mais en hausse de 3,7% sur l'année. La marque a profité d'une progression marquée de ses ventes de VUS.  

Tesla, qui tente de devenir un producteur de masse avec son Model 3, avait déjà annoncé mercredi avoir livré 90 700 voitures au quatrième trimestre et 245 240 modèles au total en 2018, soit plus du double de l'année précédente.

Le groupe prévoit par ailleurs de réduire ses prix de 2000 dollars pour compenser en partie la forte baisse du crédit à l'impôt accordé pour l'achat de véhicules électriques.  




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