Le Canada est un des plus important producteur, exportateur et consommateur d’énergie au monde et il doit se préparer pour le moment où le pétrole ne sera plus l’énergie dominante dans le monde, estime l’Agence internationale de l’énergie, dans son portrait de la situation énergétique canadienne publié jeudi.

Publié le 13 janvier
Hélène Baril
Hélène Baril La Presse

Le Canada est un des rares pays producteurs de pétrole membre de l’AIE, qui regroupe surtout des importateurs d’énergie. Dans sa revue de 261 pages, la première depuis 2015, l’agence relève que le Canada bénéficie de prix de l’énergie parmi les moins chers au monde, que ce soit le pétrole, le gaz naturel ou l’électricité. Alors que l’électricité est majoritairement produite par des sources renouvelables, le pétrole issu des sables bitumineux est un émetteur majeur de gaz à effet de serre.

« En raison du poids important de la production d’énergie fossile dans son économie, le Canada doit tenir en compte et mettre la population au centre de ses efforts de transition énergétique », constate le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, dans son mot d’introduction.

Le ministre canadien des Ressources naturelles, John Wilkinson, s’est réjoui que l’AIE reconnaisse dans son rapport les progrès du Canada en matière de lutte aux changements climatiques.

« Ce rapport vient souligner les efforts ambitieux et les investissements historiques du Canada pour élaborer des voies permettant d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050 », a commenté le ministre.

Consultez le rapport de l’AIE (en anglais)