(Québec) Le gouvernement Legault lance une autre mesure, de 91,5 millions de dollars en deux ans, pour favoriser le retour en emploi des 125 000 travailleurs qui se retrouvent au chômage en raison de la pandémie de COVID-19.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Cette fois, il vise en particulier une hausse de la diplomation à la formation générale aux adultes et un ajout de l’offre en formation professionnelle.

L’enveloppe servira également à augmenter les services d’orientation professionnelle et de reconnaissance des acquis.

« Il y a 125 000 chômeurs pandémiques au Québec, c’est un potentiel économique pour le Québec et une responsabilité pour le gouvernement : il faut venir en aide à ces personnes et rehausser leurs compétences, les requalifier pour retourner à l’emploi qu’ils occupaient avant, ou monter les échelons ou aller dans un secteur économique en pénurie de main-d’œuvre », a affirmé le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, mardi, lors d’une conférence de presse en compagnie de son collègue du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet.

Les secteurs en demande de main-d’œuvre sont en particulier la construction, les technologies de l’information et le bioalimentaire.

« Ce n’est pas dans une perspective de déshabiller des secteurs pour en habiller d’autres, a soutenu Jean Boulet. On accompagne les personnes qui souvent ont des hypothèques à payer et une famille à soutenir. La formation, ça doit être au cœur de la relance économique. »

À la fin novembre, Québec a annoncé une autre mesure, le Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation, qui doit permettre à 20 000 Québécois ayant perdu leur emploi en raison de la pandémie de toucher 500 $ par semaine pour suivre une formation en vue de travailler dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre. Jean Boulet n’était pas en mesure de donner un aperçu des résultats de ce programme jusqu’ici.