(Washington) La banque centrale américaine (Fed) a annoncé lundi prolonger jusqu’au 31 mars 2021 des facilités de crédit aux entreprises mises en place en mars pour amortir les conséquences économiques provoquées par la pandémie de coronavirus.

Agence France-Presse

La puissante institution indique que cette décision a reçu l’aval du Trésor, l’équivalent du ministère français des Finances, qui avait pourtant fait savoir la semaine dernière que ces programmes d’urgence devaient prendre fin comme prévu au 31 décembre malgré les protestations de la Fed.

L’administration Trump avait en effet demandé à la Fed de lui renvoyer quelque 455 milliards de dollars de fonds inutilisés dans le cadre de ces programmes, une décision très vivement critiquée aussi bien par des économistes que des politiques.

Les soutiens du président élu Joe Biden y voyaient une manière de savonner la planche au nouveau gouvernement devant prendre ses fonctions le 20 janvier prochain et à qui il revient la tâche de relancer la machine économique, qui a calé à cause de la deuxième vague de l’épidémie de COVID-19.

La Fed, qui était sortie aussi de sa réserve en critiquant publiquement le Trésor, estime lundi que ces facilités de crédit sont « cruciales pour le financement des marchés à court terme » et garantissent « le flux de crédit dont a besoin l’économie » actuellement.

La Fed avait proposé en mars de soutenir les prêts automobiles ou immobiliers et d’accorder des prêts aux entreprises. L’objectif était d’empêcher des difficultés de remboursements des prêts qui accéléreraient les dommages économiques causés par le coronavirus.

L’institution avait aussi mis en place une nouvelle facilité de financement des créances de court terme (« commercial paper »), une mesure qui avait été utilisée pour la dernière fois pendant la crise financière de 2008.

Si la Réserve fédérale ne peut pas prêter directement aux ménages et aux entreprises, elle peut invoquer des pouvoirs d’urgence pour faciliter des prêts et favoriser l’octroi de nouveaux crédits.