(Helsinki) Le PIB de la Finlande a dépassé les attentes au troisième trimestre, faisant un bond de 3,3 % entre juillet et septembre, par rapport au trimestre précédent, a indiqué vendredi l’institut statistique finlandais.

Agence France-Presse

Le pays nordique, qui a l’un des plus bas taux de contamination à la COVID-19 d’Europe, fait mieux que les prévisions qui anticipaient une hausse de 2,6 % au troisième trimestre.  

« L’effondrement du deuxième trimestre et la reprise qui lui a succédé au troisième ont été plus modérés en Finlande que dans le reste de la zone UE », a indiqué l’office statistique dans un communiqué.  

« L’économie s’en sort bien mieux en Finlande que dans presque tous les autres pays d’Europe centrale », a déclaré à l’AFP l’économiste de Danske Bank, Jukka Appelqvist.   

La contraction du PIB du deuxième trimestre en Finlande a également été révisée à la baisse passant de-4,5 % à-3,9 % par rapport au trimestre précédent.

En comparaison, l’eurozone — dont la Finlande fait partie — a connu un recul de son produit intérieur brut global de 15 % durant cette période, selon Eurostat, notamment avec des décrochages importants en France, en Italie et en Espagne.

La Finlande a jusqu’ici enregistré plus de 23 000 cas de coronavirus et 393 décès pour un pays de 5,5 millions de personnes, sans recourir depuis mai aux mesures de restrictions sévères qui ont cours partout ailleurs en Europe.

Les entreprises comme les écoles sont restées ouvertes et il y a eu peu de restrictions de mouvements au sein du pays.  

« Il est presque certain que l’économie de l’eurozone va se contracter notablement au quatrième trimestre, mais en Finlande nous nous attendons à ce que ce soit proche de zéro », selon Jukka Appelqvist, qui a ajouté que le comportement des consommateurs a été moins touché par le virus que dans les pays plus durement atteints.  

Toutefois, la cheffe du gouvernement finlandais, Sanna Marin, a prévenu jeudi que l’épidémie s’était « rapidement aggravée » en Finlande les jours précédents, notamment dans la région de la capitale, et a refusé d’exclure un retour aux stricts contrôles introduits en mars quand l’état d’urgence avait été prononcé et qu’il était interdit d’entrer ou de sortir d’Helsinki.