La vente d’une luxueuse demeure à Montréal vient d’être conclue pour 20 millions de dollars. C’est la plus importante transaction résidentielle jamais réalisée dans la province, selon le courtier Sotheby’s et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Isabelle Massé
Isabelle Massé La Presse

Construite en 1924 sur un terrain de 30 000 pieds carrés, elle est située dans l’arrondissement de Ville-Marie, rue Redpath-Crescent. Elle est entourée d’arbres et comprend notamment six chambres, six salles de bains, un ascenseur, une piscine creusée ainsi qu’un garage pouvant accueillir 14 voitures.

« Il a fallu quatre ans pour le construire, raconte la courtière Liza Kaufman, du Kaufman Group de Sotheby’s International Québec, responsable de la vente. Il a fallu creuser toute la cour, enlever, conserver et replanter des arbres. »

C’est la deuxième fois que Mme Kaufman vend cette demeure en neuf ans. Elle avait trouvé preneur au prix de 8 millions, à l’époque. Cette fois, il a fallu plus d’un an pour vendre cette propriété au départ annoncée à 22,5 millions. « Le propriétaire a divisé le terrain en deux lots, entre-temps », dit Liza Kaufman.

PHOTO ALEXANDRE PARENT, FOURNIE PAR STUDIO POINT

La maison comprend notamment six chambres, six salles de bains, un ascenseur, une piscine creusée ainsi qu’un garage pouvant accueillir 14 voitures.

Le Kaufman Group n’a pas dévoilé le nom de l’acheteur à La Presse. Selon le registre foncier, la propriété appartient à l’homme d’affaires Mehrzad Peyrow et à Sepideh Latifkar.

M. Peyrow « s’était attiré les foudres en 2006 du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) pour des augmentations salées alléguées de loyer sans effectuer de rénovations, selon un communiqué de l’organisme », rapportait Le Journal de Montréal, il y a un an et demi, lors de la mise en vente de la maison.

L’adresse la plus chère actuellement sur le site Centris est aussi située dans l’arrondissement de Ville-Marie, place De Ramezay. Son prix s’élève à 27,8 millions.

Présentement, investir en immobilier résidentiel est le placement le plus intéressant. Mes clients voyagent moins. Ils veulent une demeure qui leur rappelle l’Europe. Et compte tenu de la COVID-19, de notre système de santé et de la situation politique, Montréal est un endroit très intéressant où vivre.

Liza Kaufman

« Il y a un marché pour le haut de gamme, confirme Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ. Mais à l’automne, ce pourrait être dramatique, s’il y a une deuxième vague. Il pourrait y avoir beaucoup de maisons haut de gamme à vendre. »

Ventes en hausse en juillet

En juillet, le nombre de maisons vendues dans la région métropolitaine de Montréal (l’île, Laval et les banlieues) a crû de 46 %, par rapport à juillet 2019, pour un total de 5356 ventes, selon l’APCIQ. Le pourcentage est de 48 % dans l’unifamiliale. « C’est un effet de rattrapage, analyse Joanie Fontaine, économiste principale de JLR Solutions foncières. Car il y a eu moins de ventes le printemps dernier. »

Les trois mois les plus chargés habituellement sont mars, avril et mai, indique Julie Saucier. « Or, le courtage immobilier a été en pause du 24 mars au 11 mai, dit-elle. Habituellement, la semaine la plus populaire de consultations sur Centris est la première de mars. Cette année, ce fut la deuxième de juin. Le marché s’est déplacé. »