(New York) Les prix du pétrole ont progressé mercredi, aidés par la baisse massive et bien plus importante que prévu des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’était le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a fini à 42,03 dollars à Londres, en hausse de 1,8 % ou 82 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août a gagné 1,4 % ou 55 cents,  à 39,82 dollars.

La veille, les deux barils de référence ont chacun perdu un peu plus de 1 %.

Les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont reculé de 7,2 millions de barils la semaine dernière, s’établissant à 533,5 millions de barils, selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) publié mercredi.  

Les analystes avaient prévu un repli bien plus modeste de 500 000 barils alors que les stocks de brut avaient atteint leur plus haut historique la semaine précédente.

« Le nombre de barils raffinés, au-dessus des 14 millions pour la première fois depuis fin mars, ainsi que la chute des importations et des exportations se maintenant au-dessus des 3 millions de barils par jour, ont conduit à la plus lourde chute des stocks de brut pour l’année en cours », note Matt Smith de ClipperData.  

En revanche, les stocks d’essence ont augmenté de 1,2 million de barils, là où les analystes anticipaient une baisse de 1,5 million de barils, ce qui sous-entend un recul de la demande pour le carburant.

Pour l’ensemble des produits pétroliers, les Américains ont consommé en moyenne 17,6 millions de barils par jour (mbj) au cours des quatre dernières semaines, un chiffre en hausse par rapport à la semaine précédente.  

C’est cependant 15,6 % de moins qu’à la même période l’an dernier.