(WASHINGTON) La croissance de l’économie américaine a très légèrement marqué le pas, mais s’est maintenue à un niveau meilleur que prévu au 3e trimestre.

Agence France-Presse

De juillet à septembre, l’expansion du Produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a affiché +1,9 % en rythme annuel après 2 % au deuxième trimestre, selon la première estimation du département du Commerce.

Les analystes misaient sur un rythme plus faible à 1,5 %.

La consommation, locomotive traditionnelle de la croissance, est restée soutenue avançant de 2,9 %, moins toutefois qu’au 2e trimestre où les dépenses de consommation avaient accéléré exceptionnellement de 4,6 %.

Le marché de l’immobilier, favorisé par les taux d’intérêt bas, a affiché une croissance de 5,1 %, la plus forte depuis deux ans. Ce vif rebond a aidé à maintenir le rythme global d’expansion.

Les investissements non résidentiels, des entreprises notamment, sont restés dans le rouge en revanche pour le deuxième mois d’affilée, un signe négatif supplémentaire des difficultés du secteur manufacturier.

Ces investissements ont décru fortement à-3 % après déjà-1 % au trimestre précédent. Cela a coûté 0,4 point de croissance au PIB.

Les échanges ont repris de la vigueur, alors que les négociations commerciales entre la Chine et États-Unis se dirigent vers un accord partiel.

Les exportations qui avaient chuté de 5,7 % au 2e trimestre sont reparties modestement dans le vert à +0,7 %.

Les importations, qui toutefois sont à soustraire du PIB, sont aussi revenues en territoire positif à +1,2 % après avoir stagné le trimestre d’avant.

Les dépenses publiques, qui avaient été dopées à 4,8 % au 2e trimestre en raison des embauches liées au recensement, ont modéré leur progression à +2 %.

La hausse des dépenses fédérales à +3,4 % est plus forte que celle des investissements des États (+1,1 %).

La publication de ces chiffres plutôt favorables intervient alors que la Banque centrale américaine (Fed) conclut mercredi une réunion de politique monétaire.

Les marchés s’attendent à ce qu’elle réduise encore les taux d’intérêt au jour le jour d’un quart de point de pourcentage (0,25 %) pour les fixer sous 1,75 %.  

Cette réduction des taux, qui veut servir d’« assurance » vis-à-vis des risques de ralentissement liés au bras de fer commercial sino-américain et à l’économie mondiale, sera la troisième baisse en trois mois.

Le Comité monétaire de la Fed (FOMC) est toutefois divisé sur la nécessité de réduire une troisième fois le coût du crédit alors que la croissance est décente et que  le taux de chômage s’inscrit à un bas record historique (3,5 %).