(New York) Le pétrole a terminé en hausse vendredi pour la quatrième séance de suite, concluant une semaine de forte progression, marquée par le recul surprise des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’est établi 62,02 dollars à Londres, soit 0,6 % ou 35 cents de plus que sa clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour décembre, est monté de 0,8 %, ou 43 cents, à 56,66 dollars.

Sur l’ensemble de la semaine, le Brent s’est apprécié de 4,4 % et le WTI de 5,4 %. Il s’agit de leur plus forte progression depuis plus d’un mois.

Le cours de l’or noir a été porté par la baisse inattendue des stocks de brut aux États-Unis.

Les réserves de pétrole brut américain ont en effet diminué de 1,7 million de barils lors de la semaine achevée le 18 octobre, selon un rapport de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) publié mercredi.

Cette diminution s’explique par le rebond de l’activité des raffineries, l’augmentation des exportations et le repli des importations.

L’espoir d’une nouvelle diminution de la production de l’Organisation des produits exportateurs de pétrole (OPEP) a également contribué à soutenir les cours de l’or noir.

Les 14 membres de l’OPEP et leurs dix partenaires, dont la Russie, sont engagés depuis 2016 dans une réduction volontaire de leur production afin de soutenir les cours.

Ils se retrouveront début décembre à Vienne pour discuter du futur de leur accord de limitation des extractions.

Les analystes restaient toutefois prudents sur des gains à venir du pétrole, alors que l’économie mondiale montre de nombreux signes de ralentissement, affectant la demande en or noir.

« Des vents contraires persistent avec une demande qui sera probablement plus faible en 2019 que les années précédentes », note Robbie Fraser de Schneider Electric.

« Le marché du pétrole brut dépend en grande partie des marchés émergents pour renouveler la demande, ce qui signifie qu’il est fortement exposé au ralentissement de l’économie indienne et à l’impact négatif des tensions commerciales sur la demande chinoise », ajoute l’expert.