(New York) Les prix du pétrole ont effacé jeudi à la clôture la quasi-totalité de leurs gains acquis après la publication d’un rapport de l’Agence américaine de l’Énergie (EIA) qui a fait état d’un net recul des stocks américains de brut.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s’est établi à 60,95 dollars à Londres, en hausse de 0,4 % ou 25 cents par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour octobre a pris 0,1 % ou 4 cents à 56,30 dollars.

Au plus fort de la séance, peu après la publication du niveau des stocks américains de brut à 11 h, les prix ont culminé respectivement à 62,40 dollars et 57,76 dollars, des plus hauts en un mois.

Selon le gouvernement américain, les réserves de brut ont reculé pour la troisième semaine de suite aux États-Unis avec une baisse de 4,8 millions de barils durant la semaine achevée le 30 août, tandis que les analystes tablaient sur une baisse de 2 millions de barils.

Le chiffre est d’autant plus important que l’API, la fédération professionnelle du secteur dont les données sont considérées comme moins fiables, avait fait état mercredi soir d’une hausse de 400 000 barils.

« Il est possible que les investisseurs aient décidé d’encaisser leurs profits après la forte hausse des cours », a avancé Mike Lynch de SEER pour expliquer le repli de la fin de séance.

M. Smith a également évoqué les interrogations du marché autour d’une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui doit se tenir à Abu Dhabi la semaine prochaine.

« La production pourrait être encore réduite si l’économie mondiale continuait de s’affaiblir. Je ne suis pas certain que tous les membres soient d’accord avec cela », a indiqué l’expert.

Durant les échanges asiatiques, les prix de l’or noir avaient grimpé soudainement au moment où la Chine a annoncé une reprise des pourparlers commerciaux avec les États-Unis en octobre.

Les cours du pétrole avaient bondi la veille de plus de 4 %, dopés par l’optimisme des investisseurs et de nouvelles sanctions concernant l’Iran.

Le Trésor américain a annoncé mercredi dans un communiqué des mesures punitives concernant en tout 16 entités iraniennes, onze navires et dix personnes, alors que Téhéran a menacé de réduire encore ses engagements nucléaires pris dans le cadre de l’accord de 2015.