(Washington) Le président américain Donald Trump a confirmé vendredi que les tarifs douaniers additionnels de 15 % sur des milliards de dollars de biens chinois entreraient bien en vigueur dimanche.

Agence France-Presse

Répondant à des journalistes sur la possibilité de les reporter à une date ultérieure, le président américain a répondu : « Ils sont validés ».  

Ces droits de douane additionnels de 15 % portent sur une partie des 300 milliards de dollars de biens importés du géant asiatique qui ont été jusqu’alors épargnés. Et, ils entreront en vigueur à 0 h 01 locales, selon la notification des services du représentant au Commerce (USTR) publiée au Journal officiel.

Les marchandises visées touchent un très large éventail de produits notamment des secteurs alimentaire, textile, et d’ameublement.

Depuis mars 2018, le président s’est lancé dans une guerre tarifaire impitoyable pour arracher un accord commercial mettant fin à des pratiques commerciales jugées « déloyales » telles que le transfert forcé de technologies américaines et la subvention massive des entreprises d’État chinoises.

Pour autant, Pékin n’a pas fléchi en imposant aussi en retour des droits de douane supplémentaires sur la totalité des importations en provenance des États-Unis.  

Jusqu’à présent, plus de 250 milliards de dollars de biens chinois importés sur les quelque 540 milliards (montant de 2018) ont été surtaxés.  

Les négociations semblent, elles, dans l’impasse.

Donald Trump a pourtant une nouvelle fois affirmé que des entretiens entre Washington et Pékin avaient bien lieu.

« Je ne peux rien dire mais nous parlons avec la Chine », a-t-il dit. « Nous avons des conversations avec la Chine. Des réunions sont programmées. Des appels sont en cours », a-t-il poursuivi.  

« Je suppose que la réunion de septembre continue d’être d’actualité. Cela n’a pas été annulé. Nous allons voir ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Pour l’heure, la partie chinoise n’a pas confirmé la tenue de tels entretiens.

Les services du représentant au Commerce américain (USTR), sollicités par l’AFP, n’ont pas répondu.

Donald Trump a en outre affirmé que « 13 % des entreprises (américaines) quitteront la Chine dans un avenir très proche ». « Je pense que le nombre va être beaucoup plus élevé », a-t-il ajouté.