(Washington) Donald Trump a indiqué qu’un décret devrait être pris prochainement en vue de baisser considérablement les prix des médicaments, évoquant même un alignement sur les tarifs les plus bas pratiqués dans le monde.

Agence France-Presse

«J’aimerais que les démocrates reviennent parler d’infrastructures, des prix des médicaments. Nous allons annoncer quelque chose très bientôt, des lois» pour appliquer les prix des médicaments les plus favorables, a déclaré vendredi le président américain.

«Depuis des années et des années, les autres pays paient moins que nous pour les médicaments, parfois jusqu’à 60%, 70% moins cher», a-t-il ajouté, assurant que son administration travaillait «dès maintenant» sur des textes de lois qui forceraient les prix américains à s’aligner sur les prix les plus bas dans d’autres pays.

«Pourquoi des pays tels que le Canada paient moins que nous? Pourquoi d’autres pays paient moins que nous?», s’est-il encore interrogé, accusant l’industrie pharmaceutique d’avoir tiré profit «depuis longtemps» des États-Unis.

«Nous allons faire quelque chose sous la forme d’un décret», a-t-il également annoncé.

L’hôte de la Maison-Blanche somme depuis longtemps l’industrie pharmaceutique de baisser les prix des médicaments, parmi les plus élevés du monde et bien plus chers aux États-Unis que dans les pays frontaliers et en Europe.

En mai 2018, il avait annoncé un plan d’action «pour que les médicaments puissent arriver sur le marché plus vite et moins chers». Il avait alors évoqué la possibilité de «court-circuter les intermédiaires qui sont devenus très, très riches».

Malgré la pression du président, le géant pharmaceutique Pfizer a augmenté en janvier le prix de 41 médicaments, soit 10% de son portefeuille.

Comme le reste de l’industrie pharmaceutique, Pfizer est notamment confronté à une perte des brevets de ses anciens blockbusters, médicaments à succès. Les industriels justifient leurs prix par la nécessité de poursuivre la recherche et le développement d’autres médicaments.

La nouvelle a pesé sur les titres des grands groupes en bourse.

Les actions de Johnson and Johnson reculaient d’un peu moins de 1% à 14h00, celles de Merck and Co. d’un peu plus de 1% tandis que celles de Pfizer et Bristol-Myers Squibb lâchaient autour d’un demi point de pourcentage.