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C2 Montréal: «En intelligence artificielle, l'argent ne doit pas venir en premier»

will.i.am compte venir régulièrement à Montréal. Il jouera... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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will.i.am compte venir régulièrement à Montréal. Il jouera le rôle de consultant auprès de l'entreprise Stradigi AI, qui a lancé, hier, une nouvelle plateforme pour les organisations baptisée Kepler.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

On risque de croiser plus souvent will.i.am à Montréal. La tête d'affiche du groupe musical Black Eyed Peas devient investisseur dans le fournisseur d'intelligence artificielle montréalais Stradigi AI.

L'annonce a été faite hier dans le cadre de l'événement C2 Montréal, en présence de l'artiste et entrepreneur. Les termes de l'investissement n'ont pas été dévoilés.

La participation de will.i.am ne sera pas passive. Il compte venir régulièrement à Montréal. Il jouera le rôle de consultant pour l'entreprise de 120 employés née en 2014, qui a lancé, hier aussi, une nouvelle plateforme pour les organisations baptisée Kepler (voir encadré). 

« J'avais l'habitude de venir souvent ici, de 1998 à 2009, à l'époque de mon autre carrière, a raconté will.i.am en conférence de presse. On ne se parlera pas par FaceTime. »

Mais que fera exactement le chanteur de Los Angeles ?

« Mon rôle dans l'entreprise est de m'assurer qu'on mette l'humain au coeur du développement. L'intelligence artificielle (IA) peut nous aider à devenir de meilleures personnes. Mais on a besoin d'être guidés, car ça peut avoir un grand impact sur la société. En affaires, l'argent vient habituellement en premier. Mais ce ne doit pas être le cas ici. »

De son côté, Stradigi AI souhaite tirer profit des connaissances d'un artiste qui siège au Conseil consultatif sur la quatrième révolution industrielle et au Comité mondial de l'intelligence artificielle du Forum économique mondial. 

« Il est innovant en musique et en technologie. Sa présence va nous aider dans notre croissance. Il comprend les questions d'éthique et de biais. »

- Basil Bouraropoulos, cofondateur et chef de la direction de Stradigi AI

Fondateur de l'entreprise i.am+, qui a d'abord créé des produits portables technos, will.i.am a aussi été l'un des premiers actionnaires de Beats Electronics, entreprise ensuite rachetée par Apple pour 3,2 milliards US. 

A-t-il le regard tourné vers tout type d'entreprises ? « Seulement celles qui évoluent dans des milieux qui me passionnent, a-t-il répondu lors d'un entretien avec La Presse. Et, actuellement, ma passion, c'est l'intelligence artificielle. J'ai toujours aimé les ordinateurs. L'IA, c'est large, mais c'est la nouvelle ère informatique. C'est, par exemple, des mathématiques avancées pour résoudre des problèmes. »

L'éthique de l'intelligence artificielle

Stradigi AI veut générer des profits grâce à Kepler et à un investisseur comme will.i.am. Mais tant l'artiste que l'entreprise se penchent sur les considérations morales dans le développement de leurs technologies, à l'heure où certains craignent que l'intelligence artificielle servent à des fins subversives. 

« Dans chacun de nos projets, on évalue si ça peut être dangereux, affirme la cofondatrice et dirigeante de Stradigi, Carolina Bessega. Si oui, on recule. Mais je suis optimiste. Les bénéfices de l'IA sont si grands. On peut aider des pays dans leur développement sur les plans de la santé et de l'éducation. On ne souhaite donc pas que nos biais se mettent de la partie. »

Basil Bouraropoulos, cofondateur et chef de la direction... (PHOTO LA PRESSE CANADIENNE) - image 2.0

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Basil Bouraropoulos, cofondateur et chef de la direction de Stradigi AI, will.i.am et Carolina Bessega, cofondatrice et dirigeante de Stradigi

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

« Des gens viennent de voter une loi anti-avortement, s'indigne will.i.am. Que penser quand ces mêmes personnes auront recours à l'IA ? »

À ce titre, celui-ci milite pour que toutes les entreprises engagées dans l'IA soient transparentes et poussent pour qu'il y ait des normes auxquelles officiellement se conformer.

L'entrepreneur déconstruit néanmoins le mythe de l'IA qui servira éventuellement à créer des robots belliqueux à la Terminator. Il rappelle que le développement technologique peut servir aux choses les plus simples du quotidien et que la techno ne supplantera pas l'humain. « Quand je vais dans les toilettes des restos et que les robinets fonctionnent avec des capteurs, je tends mes paumes, car ils ne détectent pas les différentes couleurs de peau ! raconte-t-il. Il y a là un biais... Pensons d'abord aux choses les plus simples qu'il faut corriger. »

Le groupe Black Eyed Peas... (PHOTO MATT SAYLES, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS) - image 3.0

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Le groupe Black Eyed Peas

PHOTO MATT SAYLES, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

L'après-Black Eyed Peas

À 44 ans, will.i.am est dans sa deuxième vie. En tant qu'entrepreneur, il reste tout de même créatif. « Aujourd'hui, je planifie pour les 20 prochaines années. J'ai 200 employés à travers le monde. Ceci est mon nouveau véhicule. C'est le truc le plus créatif que j'ai fait. Je construis des choses qui vont résoudre des problèmes. » Il dit vivre les moments les plus heureux de sa vie. « Ma mère est très fière que je sois une figure de la quatrième révolution industrielle, moi, le petit gars qui roulait à vélo dans les quartiers pauvres. » C'est désormais l'entrepreneur-investisseur plus que la star de la pop que croiseront les Montréalais. « Black Eyed Peas a commencé comme un passe-temps qui est devenu une carrière avant de redevenir un passe-temps. On part encore en tournée, cet été en Europe, notamment. On fait encore des collaborations, on enregistre encore, mais on a eu tellement de succès en musique qu'on a tous voulu bâtir d'autres types de carrière. »

Qu'est-ce que Kepler ?

La plateforme Kepler de Stradigi AI a pour but d'aider les entreprises à résoudre divers problèmes (analyse d'images et de textes, prédictions, aide au recrutement), peu importe le service et la nature de l'entreprise. Elle cible tant les banques, les gouvernements, le commerce de détail, le domaine du transport que les agences de pub comme clients. La somme investie en recherche et développement reste secrète. D'ici cinq ans, Stradigi AI aimerait avoir distribué sa plateforme à des entreprises d'une quarantaine de pays et compte avoir doublé son nombre d'employés.




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