(New York) Les prix du pétrole ont reculé vendredi après des informations évoquant des discussions au sein de l’administration Trump sur des mesures visant à limiter les investissements américains en Chine et faisant craindre une nouvelle escalade de la guerre commerciale.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 61,91 dollars à Londres, en baisse de 1,3 % (ou 83 cents) par rapport à la clôture de jeudi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance s’est établi à 55,91 dollars, 0,9 % (ou 50 cents) de moins que la veille.

Sur l’ensemble de la semaine, le Brent a perdu 3,8 %, tout comme le WTI.

Selon l’agence Bloomberg, qui cite des personnes proches des discussions, des responsables américains « sont en train de discuter des façons de limiter les flux des portefeuilles des investisseurs américains vers la Chine ».

Une telle mesure aurait pour effet de tendre encore un peu plus les relations entre Pékin et Washington, engagés depuis 18 mois dans un bras de fer commercial, et donc de peser sur la demande mondiale en pétrole.

Les cours de l’or noir avaient déjà fortement baissé plus tôt dans la séance, retombant à leurs niveaux d’avant l’attaque contre des installations pétrolières saoudiennes le 14 septembre, après des informations laissant envisager un apaisement des tensions au Moyen-Orient.

Selon le Wall Street Journal, l’Arabie saoudite aurait accepté l’instauration d’un cessez-le-feu partiel dans quatre régions du Yémen, dont la capitale Sanaa. En cas de succès, l’Arabie saoudite envisagerait d’étendre ce cessez-le-feu à d’autres zones.

« Le cessez-le-feu saoudien au Yémen est une nouvelle importante, car elle démontre que nous avons maintenant un environnement plus stable au niveau de l’offre », a expliqué Naeem Aslam, analyste chez Thinkmarkets.

L’Arabie saoudite est à la tête d’une coalition de pays arabes qui intervient militairement au Yémen depuis 2015. En soutien du gouvernement yéménite, cette coalition combat les rebelles houthis, soutenus de leur côté par l’Iran.

La guerre avait fait trembler le monde du pétrole, notamment après la revendication par les Houthis des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes il y a deux semaines.

Les prix du brut ont également baissé après des informations de presse évoquant une offre américaine de levée des sanctions contre l’Iran en cas de participation à des négociations avec les États-Unis.

Un tel scénario a toutefois été rejeté catégoriquement par Donald Trump sur Twitter.