(Bruxelles) Le brasseur belgo-brésilien AB InBev, numéro un mondial de la bière, a annoncé jeudi un bénéfice net en hausse au deuxième trimestre et prévoit « toujours une forte croissance » de son activité en 2019.

Agence France-Presse

Le producteur des bières Budweiser, Stella Artois et Corona a dégagé d’avril à juin un bénéfice net de 2,47 milliards de dollars, en progression de 14 % par rapport au deuxième trimestre 2018.

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) – qui sert de référence pour les prévisions internes – a progressé de 9,4 % pendant le trimestre.

Le chiffre d’affaires est lui resté stable à 13,96 milliards de dollars, souligne le groupe, qui se félicite que « les produits combinés » de ses « trois marques mondiales Budweiser, Stella Artois et Corona ont enregistré une croissance de 8,0 % au niveau mondial ».

Il s’agit selon AB InBev de ses « meilleurs résultats » trimestriels « depuis plus de cinq ans ».

« Durant l’exercice 2019, nous prévoyons toujours une forte croissance des produits et de l’Ebitda, grâce à la solide performance de notre portefeuille de marques et à nos programmes commerciaux efficaces », a commenté le groupe.

AB InBev, qui détient 500 marques de bière dans le monde, reste cependant sous le coup d’un endettement important depuis le rachat en 2016 de son concurrent SABMiller, qui le place sous pression : son titre a perdu 11 % ces 12 derniers mois et l’agence de notation Standard and Poor’s a menacé en mars de dégrader la note de sa dette.

Cette dette, qui s’élevait au 30 juin à 104,2 milliards de dollars, inchangé par rapport au 31 décembre 2018, a contraint le brasseur à annoncer la semaine passée la vente de ses activités en Australie au groupe japonais Asahi Holdings, pour 11,3 milliards de dollars.

« Nous prévoyons une réduction de notre taux d’endettement d’ici à fin 2019 », affirme le groupe dans son communiqué, qui s’est fixé l’objectif d’un « ratio endettement net/Ebitda inférieur à 4 d’ici à fin 2020 ».

AB InBev continue aussi d’envisager une introduction en Bourse à Hong Kong de sa branche Asie-Pacifique, « à l’exclusion de l’Australie » et « à condition qu’elle puisse être finalisée à une valorisation adéquate ».

La société basée à Louvain, dans le Brabant flamand, avait déjà pensé à une telle introduction dans l’optique de lever 9 à 11 milliards de dollars, avant de renoncer face au manque d’intérêt des investisseurs.

Ces fonds auraient aussi permis à AB InBev, qui cherche à élargir sa présence en Asie pour compenser des difficultés dans d’autres régions, de créer un « champion local ».