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Mises à pied à l'usine de médicaments Sandoz de Boucherville

L'usine de fabrication de médicaments Sandoz Canada de... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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L'usine de fabrication de médicaments Sandoz Canada de Boucherville.

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Denis Arcand
La Presse

La filiale canadienne de la multinationale pharmaceutique Sandoz a annoncé mercredi à son personnel 27 abolitions de postes et 20 mises à pied à son usine de médicaments injectables de Boucherville, a appris La Presse.

Ces suppressions de postes sont liées à l'introduction de nouvelles technologies et l'adoption de nouveaux procédés visant à améliorer la productivité de l'usine, a dit à La Presse Annick Lambert, directrice des communications chez Sandoz-Canada.

Selon des informations que Mme Lambert n'a pas voulu confirmer, l'usine de Boucherville est loin de tourner à pleine capacité.

Couper pour être plus concurrentiel 

Les 20 mises à pieds de travailleurs syndiqués sont décrites comme temporaires : «Les changements que nous avons faits à notre site de production visent à le rendre plus compétitif et ainsi obtenir plus de volume à Boucherville, soit par des gains de parts de marché ici ou dans d'autres pays, soit par l'ajout de nouveaux médicaments qu'on ne fait pas ici actuellement », a dit Mme Lambert.

L'usine Sandoz Canada de Boucherville fabrique de la morphine, de l'hydromorphone, de l'Infuvite (un concentré de vitamines notamment utilisé dans le traitement des enfants prématurés) et divers autres médicaments génériques injectables utilisés dans les hôpitaux et les centres de soins de longue durée.

Si Sandoz-Canada à Boucherville obtient d'autres mandats, il y aura des rappels chez les employés syndiqués mis à pied, a dit la porte-parole de la compagnie : «C'est notre objectif», a dit Mme Lambert.

Bons emplois abolis

Pour ce qui est des 27 postes non syndiqués, il s'agit d'abolitions de postes, a dit Mme Lambert.

Des cadres ont été limogés dans le cadre des compressions, ajoute Mme Lambert sans en préciser le nombre. Et certains des 27 postes abolis étaient occupés par du personnel ayant une formation professionnelle plus élevée que celle des employés syndiqués.

Les syndiqués mis à pied ont pour la plupart un diplome d'études secondaires et des qualifications inculquées par l'entreprise, a dit Stéphane Lacroix, du syndicat Teamsters. Par contre, on retrouve parmi les 27 employés non syndiqués licenciés des gens «de tous les niveaux académiques», a dit la porte-parole Mme Lambert.

Tous les départs, syndiqués et non syndiqués, impliquent «des employés du site de production», (l'usine) a-t-elle souligné. Outre l'usine, le site de Sandoz-Canada à Boucherville comprend aussi un centre de recherche et développement et un centre administratif abritant le siège social et les opérations commerciales de la compagnie au Canada, qui eux, ne sont pas touchés par les compressions annoncées hier.

Aucune délocalisation de production à l'étranger

Les porte-parole de Sandoz a précisé qu'aucune production n'est délocalisée à l'étranger en relation avec le réaménagement actuel.

En juin dernier, une grève de 24 heures suivies d'un lock-out avait interrompu la production durant quelques jours, après quoi une nouvelle convention collective avait été signée.

«Il n'y a pas de lien entre ce conflit et les mises à pied», a dit a dit à La Presse Stéphane Lacroix, porte-parole du Syndicat Teamsters.

«Ces pertes d'emplois ne sont pas une surprise, elles sont liées à des changements technologiques. La compagnie faisait depuis quelque temps le rodage de machines appelées « visionneuses», servant à vérifier visuellement la qualité du contenu des fioles. Les nouvelles visionneuses sont automatiques et ne requièrent plus d'opérateurs», a dit M. Lacroix.

Les salariés syndiqués mis à pied étaient des ouvriers qualifiés formés par la compagnie. Ils  gagnaient en moyenne 25 $/h (donc environ 52 000 $ en vertu de la semaine de 40 heures) a dit M. Lacroix.

Mme Lambert n'a pu fournir d'informations sur les salaires des 27 employés non syndiqués qui perdent leurs postes.

L'usine de médicaments injectables de Boucherville vend ses produits au Canada et aux Etats-Unis, a dit Mme Lambert, de Sandoz-Canada.

«Les changements actuels n'ont aucun impact sur l'approvisionnement des médicaments à nos clients et aux patients», a dit Mme Lambert.

Le site de Sandoz-Canada a Boucherville emploie 900 personnes, dont environ 500 à l'usine et le reste réparti --dans des proportions que la compagnie n'a pas précisées-- au centre de recherche et développement et au siège social.




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