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Une coop pour réduire la pollution

Le président-directeur général de Fondaction CSN, Léopold Beaulieu, a affirmé... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Le président-directeur général de Fondaction CSN, Léopold Beaulieu, a affirmé que sa participation à la Coop Carbone allait de soi, puisque c'est dans la mission de Fondaction d'investir «dans les économies sociales ».

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Une nouvelle coopérative aidera les PME québécoises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La Coop Carbone espère du même coup développer au Québec une expertise dans les technologies vertes.

C'est aujourd'hui que le Mouvement Desjardins, Fondaction CSN, La Coop fédérée, C3E et l'Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie (AQME) lancent officiellement la Coop Carbone.

Cette dernière a fait l'acquisition d'ÉcoRessources, une entreprise québécoise de services-conseils spécialisée en environnement et en ressources naturelles, très active sur le marché du carbone. Le dirigeant d'ÉcoRessources, Jean Nolet, est ainsi devenu le nouveau directeur général de la Coop Carbone.

«Grâce à cela, la Coop Carbone est opérationnelle dès le jour 1», s'est enthousiasmée Pauline D'Amboise, vice-présidente à la gouvernance, à la responsabilité sociale et au secrétariat général du Mouvement Desjardins, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires.

M. Nolet a affirmé que le marché du carbone, tel qu'il se dessinait, laissait bien peu de place aux petits émetteurs.

«En bout de ligne, ce sont les petits émetteurs, les consommateurs de carburant, qui feront en grande partie les frais de l'expansion du marché du carbone, a-t-il déclaré en entrevue. C'est important pour nous que ces petits émetteurs-là aient non seulement une voix, mais aussi des moyens pour agir sur le marché en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre.»

La première période de conformité (2013-2014) du marché québécois du carbone vise une cinquantaine de grosses entreprises du domaine industriel et de la production d'électricité. Les entreprises de distribution de carburants et de combustibles se joindront au système au cours de la deuxième période de conformité (2015-2016).

Ventes aux enchères

Il appartient aux entreprises visées d'acheter les droits manquants pour couvrir toutes leurs émissions soit à l'occasion de ventes aux enchères, soit auprès d'autres entreprises qui ont des surplus, soit auprès de sociétés qui mettent en place des projets pour réduire les émissions.

Québec a déjà organisé quelques ventes aux enchères. La province a décidé de lier son marché à celui de la Californie, ce qui ouvre la porte à des enchères communes.

«La mission que se donne la Coop Carbone, c'est de réunir les petits émetteurs et de travailler avec eux à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de façon à ce que les réductions se fassent au Québec et non pas en Californie, de sorte qu'on évite les fuites de capitaux, a déclaré M. Nolet. Ça veut dire du développement technologique vert au Québec avec des retombées économiques au Québec.»

Il a donné l'exemple, dans le secteur de l'agriculture, de projets de récupération du méthane des fosses à lisier.

«Pour un producteur individuel, ça ne vaut pas le peine de mettre en oeuvre un tel projet, mais en regroupant les producteurs, en réduisant les coûts de transaction, en favorisant le transfert technologique, en ayant accès à des instruments financiers adéquats, on peut penser que ce qui n'est pas intéressant aujourd'hui peut l'être plus tard.»

Outre le secteur agroalimentaire, la Coop Carbone vise notamment les PME manufacturières, le secteur du détail, les municipalités et les gestionnaires de flottes.

Le président-directeur général de Fondaction CSN, Léopold Beaulieu, a affirmé que sa participation à la Coop Carbone allait de soi.

«C'est la mission de Fondaction d'investir dans les PME québécoises, y compris les économies sociales, dans une perspective de développement durable, a-t-il rappelé. Cette initiative aura pour effet de générer des investissements dans de nouveaux projets tout en mettant en valeur des technologies québécoises en énergie verte.»

Pour sa part, Mme D'Amboise a soutenu qu'il était important de préparer les entreprises au système du marché du carbone.

«Pour que les entreprises embarquent [et c'est nécessaire qu'elles embarquent pour atteindre les objectifs en matière de réduction des émissions], ça prend de la stabilité, de l'accompagnement, des outils», a-t-elle déclaré.




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