Celestica (T.CLS) a vu ses revenus chuter de 14% au deuxième trimestre, après avoir perdu la clientèle de BlackBerry, mais le sous-traitant a tout de même dépassé les attentes des analystes grâce à une plus forte demande de matériel de communications.

LA PRESSE CANADIENNE

Le fabricant savait qu'il souffrirait de la perte de BlackBerry [[|ticker sym='T.BB'|]], qui a mis un terme à sa relation d'affaires avec Celestica dans le cadre d'une cure d'amaigrissement ayant aussi vu le fabricant de téléphones intelligents tourner le dos à sa précédente identité, Research In Motion.

Néanmoins, le recul prévu par rapport au deuxième trimestre de 2012 n'a pas été aussi marqué que prévu. Celestica a en effet accumulé au deuxième trimestre des revenus de 1,495 milliard de dollars US, contre 1,744 milliard de dollars US il y a un an, alors que la société comptait encore BlackBerry parmi ses clients.

«En excluant RIM, on s'attend à être en hausse de trois pour cent d'une année à l'autre, de sorte que nous constatons une bonne croissance», a déclaré vendredi à des analystes le directeur financier de Celestica, Darren Myers, lors d'une conférence téléphonique.

Les analystes s'attendaient à des revenus de 1,438 milliard de dollars US pour l'entreprise de Toronto.

Celestica a enregistré un bénéfice ajusté de 38,6 millions de dollars US, ou 21 cents US par action, au cours de la période de trois mois terminée le 30 juin, en baisse par rapport à celui de 47,1 millions de dollars US, ou 22 cents US par action, réalisé lors du trimestre équivalent un an auparavant.

Bien qu'inférieur à celui de l'an dernier, ce résultat est supérieur aux attentes puisque les analystes avaient en moyenne prévu un bénéfice ajusté de 17 cents US par action.

Celestica a également surpassé les attentes en ce qui a trait aux revenus et au bénéfice net.

«Nous nous attendons à demeurer sur notre élan durant la deuxième moitié de l'année», a affirmé le président et chef de la direction de Celestica, Craig Muhlhauser.

Les actions de Celestica ont terminé la séance de vendredi à 10,40 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 62 cents, soit un peu plus de 6 % par rapport à leur précédent cours de clôture.