Aux États-Unis, le prix des maisons a dégringolé de 5,2% en février pour s'établir à 156 100$. Il s'agit de son plus bas niveau en neuf ans.

Publié le 21 mars 2011
ASSOCIATED PRESS

Selon la National Association of Realtors, qui regroupe les courtiers immobiliers américains, les ventes de maisons existantes exprimées en rythme annualisé ont totalisé 4,88 millions en février. C'est 9,6% de moins qu'en janvier.

Or, d'après les économistes, dans un marché sain, les ventes devraient tourner autour de 6 millions par mois.

Quelque 40% des maisons vendues en février ont fait l'objet d'une forclusion ou ont été vendues à un prix moindre que celui de l'hypothèque.

Un tiers des maisons ont été payées en espèces. Dans certains marchés plus difficiles, comme ceux de Miami et de Las Vegas, les transactions au comptant représentent la moitié des ventes.

Les experts s'attendent à ce que le nombre de forclusions augmente encore cette année, ce qui fera baisser davantage la valeur des maisons.

Le taux de chômage demeure élevé aux États-Unis. De plus, les acheteurs potentiels hésitent souvent à conclure une transaction puisqu'ils anticipent une diminution des prix.

Les maisons neuves se vendent en moyenne 45% plus cher que les maisons déjà construites. Normalement, l'écart est d'environ 15%.

Il y a actuellement 3,49 millions de maisons à vendre aux États-Unis. Ce chiffre ne tient pas compte de toutes les résidences pour lesquelles un processus de forclusion a été entamé, mais pas complété et qui ne sont pas encore sur le marché.