L'inflation, mesurée par l'Indice des prix à la consommation (IPC), a augmenté de 1,3% en décembre dernier au Canada, en raison principalement de la hausse des prix de l'essence. Cette hausse de 1,3% sur 12 mois est la plus importante augmentation enregistrée depuis février 2009, a souligné Statistique Canada en publiant les données à ce sujet mercredi.

LA PRESSE CANADIENNE

La hausse de l'IPC en décembre s'explique donc principalement par les prix de l'essence, après une période prolongée durant laquelle ils avaient eu l'effet contraire.

Ainsi, le mois dernier, les prix de l'essence étaient 25,6% plus élevés qu'en décembre 2008. Cette hausse représente la plus importante augmentation enregistrée depuis septembre 2008.

Globalement, en décembre, six des huit composantes principales de l'IPC ont enregistré une hausse des prix. Le logement, ainsi que l'habillement et les chaussures ont fait exception.

L'Ile-du-Prince-Edouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse sont les provinces qui ont enregistré les hausses les plus importantes au cours de la période de 12 mois terminée en décembre. Les hausses dans ces provinces ont été, respectivement, de 3,0%, 3,0% et 2,6%.

Au Québec, une hausse des prix de 2,1% a été observée, alors qu'en Ontario, les prix ont crû de 1,2%.

Dans toutes les provinces, la pression à la hausse la plus significative exercée sur les prix avait pour origine les prix plus élevés de l'essence.

Sur une base mensuelle désaisonnalisée (ajustée pour éliminer l'effet des saisons), soit de novembre à décembre, à l'échelle du pays, l'IPC a fléchi de 0,1%. Il avait crû de 0,5% d'octobre à novembre. Ce recul, selon Statistique Canada, est attribuable à la diminution des prix des dépenses courantes, de l'ameublement et de l'équipement du ménage, de l'habillement et des chaussures, ainsi que des boissons alcoolisées et des produits du tabac.

Voici les chiffres par province tel que fournis par Statistique Canada mercredi, le taux du mois précédent étant entre parenthèses:

 -Terre-Neuve-et-Labrador 1,9 (1,1)

 -Ile-du-Prince-Edouard 3,0 (1,9)

 -Nouvelle-Ecosse 2,6 (1,7)

 -Nouvelle-Brunswick 3,0 (2,2)

 -Québec 2,1 (1,7)

 -Ontario 1,2 (1,0)

 -Manitoba 1,1 (0,8)

 -Saskatchewan 1,1 (0,8)

 -Alberta 0,6 (0,8)

 -Colombie-Britannique 0,4 (0,1)

 -Whitehorse, Yukon -0,4 (-0,6)

 -Yellowknife, T.-N.-O. 1,2 (0,5)

 -Iqaluit, Nunavut -1,0 (-0,6)

Voici les chiffres par ville. L'agence avertit toutefois que les données peuvent fluctuer de façon importante puisqu'elles sont basées sur des échantillons modestes:

 -Saint-Jean, T.-N.-L., 1,7 (1,2)

 -Charlottetown-Summerside, 2,9 (1,9)

 -Halifax, 2,5 (1,7)

 -Saint-Jean, N.-B., 3,2 (2,4)

 -Québec, 2,4 (2,0)

 -Montréal, 2,0 (1,8)

 -Ottawa, 1,2 (1,1)

 -Toronto, 0,8 (0,8)

 -Thunder Bay, Ont., 0,3 (0,1)

 -Winnipeg, 1,0 (0,8)

 -Regina, 1,5 (1,2)

 -Saskatoon, 1,0 (0,7)

 -Edmonton, 0,8 (1,1)

 -Calgary, 0,2 (0,6)

 -Vancouver, 0,7 (0,2)

 -Victoria, 0,5 (0,1)