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Biotanika de Québec vise la Bourse de croissance

(Montréal) Ça faisait longtemps, très longtemps qu'on n'avait pas vu une entreprise québécoise du domaine de la santé s'inscrire à la Bourse. C'est ce que vise Biotanika, qui annonce ce mercredi son intention de s'inscrire à la Bourse de croissance.

La petite boîte de Québec soutient être ainsi la première entreprise québécoise à demander d'être admissible au REA-II - le Régime d'épargne-actions ressuscité lors du dernier budget provincial et qui vise à inciter les actionnaires à investir dans les petites entreprises québécoises.

Les inscriptions à la Bourse sont en panne sèche dans le domaine de la santé. En 2008, une seule entreprise du secteur - MedX Health, de Toronto - a fait un appel public à l'épargne, aussi à la Bourse de croissance.

«Ça ne passera pas comme une lettre à la poste, mais on a calculé nos risques. Je suis un entrepreneur et on fonce«, a dit Benoit Côte, chef de la direction de Biotanika, qui a aussi été grand patron de Vichtom de 2002 à 2006.

Biotanika a déposé mercredi son prospectus provisoire à l'Autorité des marchés financiers (l'AMF). Elle attend maintenant les  réponses de l'AMF et de la Bourse de Toronto.

Biotanika souhaite récolter entre 1,85 et 4 millions de dollars avec le processus. Si les autorisations sont accordées, des unités seront mises en vente au coût de 60 cents chacune. Chaque unité comprendra une action ordinaire de Biotanika ainsi qu'un demi bon de souscription. Un bon de souscription permettra d'acheter une action au prix de 75 cents dans l'année qui suit l'appel à l'épargne, et au prix de 84 cents l'année suivante.

C'est l'Industrielle Alliance Valeurs Mobilières qui agit à titre de placeur pour compte.

Si les appels à l'épargne se sont fait très rares récemment en sciences de la santé, Benoit Côte souligne que le modèle d'affaires de Biotankia s'éloigne de celui de la biotech traditionnelle, qui investit pendant des années en recherche et développement dans l'espoir de découvrir un nouveau médicament.

Biotanika cherche plutôt à commercialiser des suppléments alimentaires à base de plantes destinés aux humains et aux animaux de compagnie. M. Côte invite à regarder du côté d'Atrium, une compagnie de Québec bien établie dans le secteur, pour comprendre son modèle d'affaires.

L'entreprise a déjà mis six produits sur le marché et compte en commercialiser trois autres d'ici la fin de l'année. Et on voit grand chez Biotanika, qui parle déjà de réaliser des acquisitions dans le domaine de la santé animale, un marché extrêmement fragmenté aux dires de Benoit Côte.

«Le marché n'est pas canadien. Il est aux États-Unis et en Europe. Et pour attirer des capitaux, mon expérience me dit qu'il est toujours bon d'avoir des capitaux dans les endroits où tu veux commercialiser. C'est pour ça qu'on veut aller à la Bourse», a expliqué M. Côte, qui veut recruter des investisseurs de partout sur la planète.

Bioquébec, un regroupement d'entreprises des sciences de la vie, s'est réjouie de voir un tel appel public à l'épargne. «Je trouve ça encourageant malgré les conditions difficiles du marché. On espère que ça donnera des idées à d'autres», a dit Frank Béraud, directeur aux politiques et développement stratégique.




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