La restructuration de gestion à la Banque Nationale (T.NA) amorcée en septembre dernier mènera à l'élimination d'au moins 400 postes administratifs au siège social et à ses principales directions divisionnaires, a confirmé la banque hier.

Martin Vallières

La restructuration de gestion à la Banque Nationale [[|ticker sym='T.NA'|]] amorcée en septembre dernier mènera à l'élimination d'au moins 400 postes administratifs au siège social et à ses principales directions divisionnaires, a confirmé la banque hier.

Toutefois, la Nationale soutient que cette suppression d'emplois administratifs prévue d'ici juin 2009 sera compensée par l'ajout d'un nombre équivalent de postes de services aux clients, particuliers et d'affaires, dans son réseau de succursales et de centres de services. Autrement dit, l'impact de cette restructuration de gestion devrait s'avérer nul sur l'effectif total de la Banque Nationale, qui se maintiendrait ainsi autour de 17 230 employés.

«Comme notre président, Louis Vachon, avait expliqué en septembre, notre plan de restructuration vise à mettre plus de bons effectifs aux bons endroits, c'est-à-dire proches de nos clients», a indiqué Denis Dubé, principal porte-parole de la Banque Nationale.

Par ailleurs, il a nié tout objectif de la Nationale de remplacer des postes de cadres par des postes subalternes moins bien rémunérés en succursale.

«Nous n'anticipons pas d'économie de frais de main-d'oeuvre au terme de cette restructuration. Une bonne partie des postes ajoutés dans nos services aux clients sont de type professionnel. Nous en affichons des dizaines sur notre site internet», a soutenu M. Dubé.

N'empêche, dans son aperçu de résultats de fin d'exercice 2008, publié mercredi, la Banque Nationale a inscrit une "charge de restructuration" de 66 millions (avant impôt) à l'encontre de son bénéfice prévu pour le quatrième trimestre.

Cette charge s'ajoutera à la dépréciation additionnelle de 117 millions (avant impôt) qui sera aussi inscrite pour le papier commercial adossé (PCCA), encore en instance de conversion en nouveaux titres de dette négociables à long terme.

Quant aux employés affectés par la restructuration administrative, la Banque Nationale a confirmé hier qu'elle a déjà supprimé 120 des 400 postes prévus en élimination d'ici juin 2009.

La moitié de ces premières suppressions, soit 60 postes, ont eu lieu à la filiale boursière, la Financière Banque Nationale, à ses bureaux de Montréal et de Toronto.

«C'est la première division la plus touchée en raison de la conjoncture que vous savez sur les marchés financiers et boursiers», a indiqué Denis Dubé.

Aussi, une autre soixantaine de postes ont déjà été éliminés au siège social et dans les directions divisionnaires de la Banque Nationale, surtout à Montréal.