Les impacts de la hausse du taux de chômage aux États-Unis combinés à un ralentissement économique devraient être ressentis au Québec et ailleurs au Canada, en raison des échanges commerciaux qui lient les deux pays.

Mis à jour le 4 janv. 2008

Les impacts de la hausse du taux de chômage aux États-Unis combinés à un ralentissement économique devraient être ressentis au Québec et ailleurs au Canada, en raison des échanges commerciaux qui lient les deux pays.

En entrevue à La Presse Canadienne, vendredi, l'économiste Guy Phaneuf, de BMO-Nesbitt Burns, a expliqué que les experts s'attendent même à un petit ralentissement du côté canadien, du moins à très court terme en 2008, en raison de la situation économique américaine.

Les signes d'une récession éventuelle aux États-Unis seraient de plus en plus présents, selon lui.

Ainsi, même si l'économie canadienne va beaucoup mieux que celle de nos voisins du sud, M. Phaneuf estime que la Banque du Canada aura tendance à baisser ses taux de façon modérée, si elle constate que l'économie canadienne commence à ralentir.

Et encore une fois, les impacts d'un ralentissement économique aux États-Unis devraient surtout être ressentis par les exportateurs canadiens, déjà durement touchés en 2007 par la vigueur du dollar canadien par rapport à la devise américaine.

Guy Phaneuf s'attend aussi à ce que le huard continue de grimper, pour atteindre 1,05 $ US durant les six premiers mois de l'année.

Il note cependant les effets bénéfiques d'un dollar canadien fort sur les importations canadiennes qui coûtent donc moins cher.

Quant aux augmentations constantes du prix du baril de pétrole depuis un an, l'économiste souligne que cela a eu peu d'impacts jusqu'à présent sur les consommateurs canadiens, en raison de l'abondance des emplois et de l'inflation plutôt basse au pays.