Demandez au maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, pourquoi une fête italienne, la Ferragosto, est organisée en été dans sa ville depuis 2006.

Caroline Rodgers, collaboration spéciale

Demandez au maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, pourquoi une fête italienne, la Ferragosto, est organisée en été dans sa ville depuis 2006.

Il vous racontera que les gens de Trois-Rivières ont tissé avec l'Italie des liens d'amitié depuis qu'ils se sont mis en tête, un beau matin, d'attirer des entreprises italiennes dans le décor trifluvien.

C'est le cas d'Arix, une entreprise de Lombardie spécialisée dans les produits et accessoires d'entretien ménager, brosses, balais et savons. Une rivale de Vileda, mieux connue ici. L'entreprise, qui compte percer le marché nord-américain, projette de construire une usine à Trois-Rivières vers la fin de l'année 2008.

Pour ce faire, elle compte investir 5 millions dans la première phase et embaucher 110 personnes dans les deux premières années. Un terrain a déjà été acheté et trois autres phases sont prévues.

En 2002, Giovanni Saliceti, commissaire industriel et analyste financier à la Société de développement économique de Trois-Rivières, a eu vent de la visite d'industriels lombards dans une autre ville québécoise. "Nous avons rapidement saisi cette occasion et sommes allés à leur rencontre", raconte Yves Marchand, directeur général de la Société.

Trois missions économiques en Italie ont été organisées depuis 2003. Pour s'y préparer, le maire et tous les membres des missions se sont mis à l'italien.

De fil en aiguille, la collaboration avec l'Italie s'est étendue aux volets culturel, communautaire et touristique. En 2006, une délégation italienne a débarqué à Trois-Rivières, emportant avec elle bons vins et autres produits pour en faire la promotion.

L'année suivante, ç'a été une exposition sur le thème de Venise avec théâtre de Goldoni, musiciens et grosses cylindrées. Ainsi est née la Ferragosto, qui a connu beaucoup de succès.

«Nous voulions démontrer notre sincérité aux Italiens et le lien qu'on avait avec eux en amenant une touche italienne à Trois-Rivières. Et, en même temps, faire découvrir cette culture à la population d'ici», dit le maire, Yves Lévesque.

D'autres entreprises de Lombardie sont dans la mire de la Société de développement économique, qui espère ainsi favoriser la création de richesse dans la ville, touchée par des fermetures d'entreprises au cours des dernières années.