Déclarant une autre perte monstre liée au papier commercial adossé à des actifs, la Banque CIBC (T.CM) constate une perte nette de 1,1 G$ pendant son deuxième trimestre.

Michel Munger

Déclarant une autre perte monstre liée au papier commercial adossé à des actifs, la Banque CIBC [[|ticker sym='T.CM'|]] constate une perte nette de 1,1 G$ pendant son deuxième trimestre.

La banque perd donc 3 $ par action, alors qu'un an plus tôt, elle empochait un profit de 807 M$.

L'institution financière établie à Toronto explique qu'elle a perdu 2,48 G$ en raison du PCAA pendant le trimestre. C'est tout de même moins important que la perte de 3,46 G$ liée au même phénomène au premier trimestre...

Les revenus de la banque ont reculé de 3% pour s'établir à 2,24 G$ pendant le deuxième trimestre.

Selon le bilan trimestriel de la CIBC, les activités de détail au Canada lui procurent un bon rendement. La croissance des volumes et la rentabilité sont au rendez-vous, surtout au niveau des cartes de crédit.

La dotation à la provision pour pertes sur créances s'est élevée à 176 M$, soit 4 M$ de plus qu'au premier trimestre.

«Bien que les circonstances actuelles représentent tout un défi, les activités de la Banque CIBC restent solides, précise Gerald McCaughey, PDG de la banque. Nos fonds propres sont fermes et nos activités essentielles sont en bonne position pour assurer la croissance.»

«Dans le but de soutenir notre stratégie visant un rendement constant et durable, ajoute le dirigeant, nous prenons les mesures nécessaires afin d'adapter le profil d'entreprise et les procédés de gestion des risques aux risques des marchés des capitaux en pleine évolution.»

Au 30 avril, la Banque CIBC gérait un actif de 343 G$, comparativement à 342 G$ au 31 octobre 2007.

Le titre de la CIBC perdait 2% à 69,45 $ à l'ouverture jeudi à la Bourse de Toronto.