Même s'il n'est pas prêt à augmenter son soutien financier à Bombardier (T.BBD.B) pour la série C, le gouvernement conservateur se montre flexible sur les modalités de versement de son aide.

Mis à jour le 8 avr. 2008

Même s'il n'est pas prêt à augmenter son soutien financier à Bombardier [[|ticker sym='T.BBD.B'|]] pour la série C, le gouvernement conservateur se montre flexible sur les modalités de versement de son aide.

Lors d'un point de presse tenu en marge de l'ouverture de la foire commerciale Aéromart Montréal 2008, le ministre fédéral des Travaux publics, Michael Fortier, a assuré qu'Ottawa était disposé «à être créatif» pour trouver des façons concrètes d'aider Bombardier à assembler à Mirabel sa nouvelle famille d'avions de 100 à 149 places.

Alors que les libéraux étaient au pouvoir, en 2005, le gouvernement fédéral s'est engagé à verser une aide remboursable de 350 M$ à Bombardier, une offre que les conservateurs ont maintenue.

Or, en février, l'avionneur montréalais a annoncé qu'il songeait désormais à assembler la série C aux États-Unis afin de profiter de la faiblesse du  $ américain, tout en réitérant que Mirabel demeurait son premier choix.

Le Missouri courtise activement Bombardier en offrant un terrain situé près de l'aéroport de Kansas City et de généreux crédits d'impôt. D'autres Etats américains seraient aussi dans la course, mais leur identité n'a pas été révélée.

Bombardier demande toujours aux gouvernements d'assumer le tiers des coûts de développement de la série C, sauf que la facture totale vient de passer de 2,1 à 2,5 G$, ce à quoi il faut ajouter 700 M$ pour la construction de l'usine.

Le total de 3,2 G$ dépasse de 900 M$ le montant rendu public en 2005 et représente une requête supplémentaire de 300 M$ aux gouvernements.

Quand on lui a demandé, mardi, si Ottawa était prêt à modifier l'étalement de son aide financière pour donner un coup de pouce à Bombardier, M. Fortier a reconnu qu'il s'agissait là d'une «bonne idée».

Le ministre en a profité pour ajouter qu'il espérait que la société fasse elle aussi «un bout de chemin».