Le maire de Chandler a reçu une douzaine d'offres pour les équipements de la Gaspésia, mais il privilégie toujours celle de la société chinoise Zall, qui veut relancer l'usine.

Sophie Brouillet

Le maire de Chandler a reçu une douzaine d'offres pour les équipements de la Gaspésia, mais il privilégie toujours celle de la société chinoise Zall, qui veut relancer l'usine.

«Ça se bouscule au portillon pour les éléments d'actif, les propositions viennent de partout», rapporte Claude Cyr.

Selon lui, pratiquement toutes les papetières québécoises, ainsi que d'autres sociétés d'Amérique du Nord et de l'étranger, ont manifesté de l'intérêt pour une partie ou la totalité de la machinerie, qui vaudrait plus de 200 M$. Les offres ne sont toutefois pas chiffrées.

«On parle d'équipements flambants neufs, dont certains ne sont même pas déballés», explique le maire.

Les éléments d'actif ont été mis en vente à la mi-janvier, devant le refus du conglomérat chinois Shanghai Zall Enterprises de fournir un dépôt de 1 M$ en gage du sérieux de son intérêt pour la Gaspésia.

Le conglomérat, qui n'a aucune expérience des pâtes et papiers, tente toujours de conclure un partenariat avec une papetière chinoise, comme l'exige la Société générale de financement pour s'impliquer dans la relance.

Selon M. Cyr, les dernières nouvelles sont encourageantes.

«Ils sont venus trois fois au Québec, ils ont visité l'usine deux fois et ils se disent de plus en plus intéressés, rapporte le maire. Lundi, ils nous ont dit que les négociations se déroulaient normalement et que ça allait assez bien.»

Zall projetait initialement de faire venir 80 ingénieurs et techniciens de Chine pour redémarrer et exploiter la Gaspésia.

La SGF a fait réduire de moitié ce plan d'effectif, pour offrir des postes aux professionnels québécois et satisfaire les normes de construction locales.

La société d'État exige aussi que le gérant de l'usine soit québécois.

Pour le maire Cyr, l'éventuelle équipe chinoise est la bienvenue. «Si la compagnie donne du travail à 200 ou 300 Québécois, ça fait notre affaire.»

Zall lui a d'ailleurs signifié qu'elle comptait s'impliquer dans le développement économique régional.

En l'absence d'entente avec les Chinois, le processus de vente peut se poursuivre encore quelques semaines, voire quelques mois.