La Caisse de dépôt et placement du Québec rejette catégoriquement les accusations de Vincent Lacroix, qui la rend responsable du scandale Norbourg dans un document de plusieurs milliers de pages présenté devant le syndic de faillite mercredi.

Sophie Brouillet

La Caisse de dépôt et placement du Québec rejette catégoriquement les accusations de Vincent Lacroix, qui la rend responsable du scandale Norbourg dans un document de plusieurs milliers de pages présenté devant le syndic de faillite mercredi.

«De l'avis de la Caisse, les accusations et affirmations de M. Lacroix à son égard sont totalement fausses», écrit l'institution.

«Les propos mensongers de M. Lacroix à l'égard de la Caisse sont la simple répétition des fausses informations qu'il véhicule depuis plusieurs mois pour tenter de se faire passer pour une victime.»

Vincent Lacroix soutient qu'il s'est fait rouler en achetant les 21 fonds Évolution de Capital Teraxis en janvier 2004. La Caisse était actionnaire de Teraxis à 80 %.

Selon lui, des sommes importantes manquaient aux fonds Évolution avant même leur achat et il n'en a pas été informé.

La Caisse de dépôt rappelle le verdict du juge Robert Mongeon de la Cour supérieure du Québec, qui, le 19 mai dernier, a conclut que M. Lacroix avait volé ses clients et menti aux autorités fiscales

«La Caisse conclut, tout comme le juge Robert Mongeon, qu'elle ne peut

accorder aucune crédibilité aux propos de M. Vincent Lacroix», résume l'institution.