La disparition du voyagiste Maestro entraînera avec elle une hausse des prix des voyages vers le Sud à partir de Québec.

Pierre Corbeil

La disparition du voyagiste Maestro entraînera avec elle une hausse des prix des voyages vers le Sud à partir de Québec.

«C'est malheureux, mais les prix vont revenir à la normale», a souligné jeudi le président de Voyages Vasco, Sylvain Lastère.

Jeudi, déjà, certaines agences avaient revu les prix de certaines destinations. La valeur de certains voyages tout inclus pour Cuba était passée d'un coup de 1400 $ à 1700 $.

Il faut dire que les prix observés ces derniers mois étaient loin de refléter la réalité. Maestro, Transat et Sunwing se livraient une véritable guerre pour gagner des parts de marché. Résultat : Maestro a piqué du nez.

Des rabais alléchants, il y en avait. Par exemple, Maestro offrait des forfaits de dernière minute de type tout inclus (vol, hôtel, nourriture et alcool) pour Cuba à des prix variant entre 628 $ et 898 $. De son côté, Vacances Sunwing mettait en valeur des forfaits (tout inclus) à 577 $.

Selon M. Lastère, les rabais consentis depuis décembre chez certains voyagistes ont eu pour effet de faire chuter leurs marges bénéficiaires. «Dans bien des cas, les forfaits se vendaient à perte. Cela ne pouvait pas durer éternellement.»

Chez Transat, personne n'a voulu s'aventurer sur le terrain glissant des prix, jeudi. «Dire qu'ils pourraient monter ou encore descendre, c'est très difficile à prévoir. Il y a tellement de choses qui peuvent survenir d'ici là», a avancé le porte-parole Pierre Tessier.

Oui, mais...

Dans le petit monde du voyage, plusieurs observateurs s'attendent également à voir les prix des forfaits vers le Sud connaître une progression au cours des prochaines semaines. «Ce ne sera plus pareil. Les voyagistes qui faisaient leur loi avant l'arrivée de Maestro vont continuer à dominer le marché», a soutenu une source requérant l'anonymat.

Malgré tout, Voyages CAA-Québec appréhende l'apparition d'autres offres alléchantes au cours des prochains mois. «Les consommateurs pourraient encore obtenir de bons prix», fait valoir la porte-parole Sophie Gagnon.

L'offre a doublé

L'an dernier, les voyageurs qui désiraient partir vers le Sud pouvaient ainsi compter sur une quinzaine de vols par semaine de l'aéroport de Québec. Cette année, l'offre a doublé et les voyagistes proposent près de 35 vols hebdomadaires.

L'an prochain ? À plus long terme, le CAA évite cependant de spéculer. «Cela va dépendre de la demande.»