Le projet de mine à ciel ouvert de Nouveau Monde Graphite – qui vise à fournir des anodes pour batteries au lithium-ion de voitures électriques à partir de 2023 – a lancé en juillet ses travaux d’infrastructure à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière. Pendant que les pelles mécaniques s’activent, le projet divise toujours la communauté.

Lila Dussault
Lila Dussault La Presse
Edouard Plante-Fréchette
Edouard Plante-Fréchette La Presse

(Saint-Michel-des-Saints) « On veut concurrencer la Chine », résume d’emblée Éric Desaulniers, président-directeur général de l’entreprise. À terme, le projet minier de 350 millions de dollars vise à produire 100 000 tonnes de graphite par année pendant 26 ans. De ce minerai, 60 % sera destiné à l’industrie des batteries électriques.

La route 131 vers Saint-Michel-des-Saints serpente entre villages, forêts, rivières et lacs. Les infrastructures minières sont situées à cinq kilomètres au sud-ouest de la municipalité, entre le parc national du Mont-Tremblant, le parc régional du Lac-Taureau et la réserve Mastigouche.

La Presse s’est rendue sur place pour constater l’avancement de ce qui devrait devenir la plus grande exploitation de graphite en Occident – selon Nouveau Monde Graphite (NMG) –, à deux heures de route de Montréal.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Extraction de graphite sur la parcelle test du projet de Nouveau Monde Graphite

Notons que la future mine se trouve aussi sur le Nitaskinan, un territoire ancestral atikamekw qui fait l’objet de revendications depuis des décennies.

Aucune entente n’a été signée entre la nation atikamekw et Nouveau Monde Graphite, a confirmé à La Presse le vice-chef du conseil de bande de Manawan, Sipi Flamand.

« On est en discussion tripartite », affirme de son côté Éric Desaulniers. Il dit vouloir travailler avec les Atikamekw, mais que les revendications territoriales touchent tant le gouvernement québécois que son entreprise. « Sur le plan financier, on a une entente avec Saint-Michel-des-Saints, et on veut la même chose avec Manawan », a-t-il précisé.

De la forêt à la mine

La région est habituée à l’industrie forestière. Mais l’exploitation d’une mine a soulevé des inquiétudes auprès d’une partie de la population, qui craint notamment la contamination de l’eau, le bruit et les conflits avec l’industrie touristique. Les groupes d’opposition dénoncent aussi l’usage de paradis fiscaux par le principal actionnaire, Pallinghurst Graphite Limited (voir autre texte).

Rappelons que le projet a obtenu en février le feu vert du gouvernement de François Legault avant l’obtention de certaines études d’impact supplémentaires recommandées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), notamment sur la méthode de gestion des résidus miniers.

Préparer le terrain pour le concentrateur industriel

La route forestière cahoteuse pour se rendre à la mine s’enfonce dans les bois, au sud-ouest de Saint-Michel-des-Saints. Le trajet est partagé avec des camions de construction et des VTT. La route débouche bientôt sur l’emplacement du futur concentrateur industriel, capable de traiter jusqu’à 100 000 tonnes de minerai par année.

Une superficie de 22 hectares a été déboisée au printemps, soit avant la période de nidification, explique Julie Paquet, responsable des communications de NMG. Les travaux civils sont en cours depuis le début de juillet. C’est à cet endroit, en périphérie de la future fosse à ciel ouvert, que sera traité le minerai extrait.

Les principaux travaux, cette année, consistent à ouvrir la route d’accès privée de près de huit kilomètres qui reliera la mine à la route 131. C’est Fournier & Fils, entreprise de génie civil spécialisée notamment dans les industries minières, qui est chargée de cette étape.

Entre la machinerie industrielle et la ligne de la forêt, les souches donnent à l’endroit – pour l’instant – un air post-apocalyptique. NMG affirme que l’endroit sera complètement revégétalisé à la fin de l’exploitation.

  • Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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    Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

  • Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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    Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

  • Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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    Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

  • Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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    Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

  • Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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    Site du futur concentrateur industriel du projet minier Nouveau Monde Graphite, dans Lanaudière

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La plus grande mine de graphite à ciel ouvert en Occident

Découvert en 2015 par hélicoptère, ce gisement de graphite contient une proportion de 4,26 % de graphite. La fosse à ciel ouvert de la mine sera, à terme, d’une longueur de 2,6 km. Une partie du gisement y est déjà exploitée depuis 2018 pour fournir un concentrateur à petite échelle à Saint-Michel-des-Saints. « Ce qui est important, ce n’est pas la teneur, mais que les flocons soient très purs », explique Éric Desaulniers. Précisons que Nouveau Monde Graphite prévoit être 100 % électrique d’ici sa sixième année d’exploitation. Le 22 juillet, l’entreprise a annoncé une entente avec Caterpillar pour le développement d’un parc complètement électrique.

  • Éric Desaulniers devant le gisement de graphite initialement découvert en 2015

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    Éric Desaulniers devant le gisement de graphite initialement découvert en 2015

  • Éric Desaulniers, président-directeur général de Nouveau Monde Graphite, regarde une carte du projet sur la parcelle test du projet.

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    Éric Desaulniers, président-directeur général de Nouveau Monde Graphite, regarde une carte du projet sur la parcelle test du projet.

  • Extraction de graphite sur la parcelle test du projet

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    Extraction de graphite sur la parcelle test du projet

  • Minerai du gisement de graphite de Nouveau Monde Graphite

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    Minerai du gisement de graphite de Nouveau Monde Graphite

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Dans l’usine de démonstration, Éric Desaulniers précise que l’idée est de « passer de la roche pour arriver à la pile bouton ». À Bécancour, Nouveau Monde Graphite est associée aux installations industrielles d’Olin Corporation pour une usine de purification de phase 1 et a acquis un terrain à proximité pour une usine de phase 2. Selon Éric Desaulniers, Bécancour pourrait devenir un pôle industriel de la batterie électrique au Québec.

Traiter les résidus miniers

De retour dans les bois, en périphérie de la future fosse à ciel ouvert, se trouvent les bassins de collecte des eaux et l’usine de traitement des eaux du projet. Une fois purifiée, l’eau est renvoyée dans le ruisseau à l’Eau Morte, un affluent de la rivière Matawin qui alimente notamment le lac Taureau.

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Installations de traitement de l’eau et des résidus toxiques miniers de Nouveau Monde Graphite. De l’autre côté des bassins de traitement des eaux se trouve le parc à résidu minier (en haut à droite) et une butte qui correspond à la méthode de codisposition pour encapsuler les résidus miniers toxiques, qui est testée (en haut à gauche).

« Une expérience à ciel ouvert »

À côté des bassins se trouve un parc à résidus miniers où sont gérés les résidus toxiques du projet. L’entreprise teste aussi son procédé de gestion des résidus miniers par codisposition, l’un des points les plus controversés du projet, qui a notamment été critiqué par le rapport du BAPE. Ce procédé vise à encapsuler les résidus acides et les métaux lourds dans les résidus non toxiques. « Le but, c’est que ça dure des centaines d’années », indique Éric Desaulniers.

  • Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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    Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

  • Un concentrateur de graphite a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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    Un concentrateur de graphite a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

  • Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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    Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

  • Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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    Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

  • Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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    Un concentrateur a déjà débuté ses opérations à petite échelle dans une usine sur le territoire de Saint-Michel-des-Saints.

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L’étanchéité du procédé n’a cependant pas été démontrée dans le climat et le milieu sensible où se situe la mine, explique Ugo Lapointe, fondateur de Québec meilleure mine et coordonnateur à Mining Watch Canada. Selon lui, le fait que le projet a été autorisé sans les études adéquates est problématique, puisque l’entreprise n’a pas montré qu’elle avait les moyens financiers pour assurer la décontamination du site pendant des centaines – voire des milliers – d’années si son procédé d’encapsulation échoue.

« On est dans une expérience à ciel ouvert », résume Ugo Lapointe. Selon les calculs de Mining Watch Canada, l’exploitation du projet minier va générer plus de 100 millions de tonnes de déchets miniers toxiques pendant son exploitation.

  • Traitement des eaux à Nouveau Monde Graphite

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    Traitement des eaux à Nouveau Monde Graphite

  • Éric Desaulniers, président-directeur général de Nouveau Monde Graphite, entre deux bassins de collecte des eaux. Celui à droite est plus avancé dans son processus de purification.

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    Éric Desaulniers, président-directeur général de Nouveau Monde Graphite, entre deux bassins de collecte des eaux. Celui à droite est plus avancé dans son processus de purification.

  • David Mérineau, technicien en environnement, vérifie notamment la toxicité des eaux afin de s’assurer que le système de filtration est adéquat et que l’eau relâchée par les bassins de filtration respecte les normes environnementales.

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    David Mérineau, technicien en environnement, vérifie notamment la toxicité des eaux afin de s’assurer que le système de filtration est adéquat et que l’eau relâchée par les bassins de filtration respecte les normes environnementales.

  • Effluent d’eau sortant des bassins de filtration de la mine pour être rejetée dans le ruisseau à l’Eau Morte

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    Effluent d’eau sortant des bassins de filtration de la mine pour être rejetée dans le ruisseau à l’Eau Morte

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« C’est une empreinte laissée sur le territoire pour l’éternité et c’est un enjeu intergénérationnel », croit pour sa part Dmitri Kharitidi, membre de la Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH).

L’électrification des transports, mais pas à tout prix

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Saint-Michel-des-Saints

Si la société minière Nouveau Monde Graphite jouit du soutien de la municipalité de Saint-Michel-des-Saints et d’une partie de sa population, des groupes d’opposition lui reprochent – en plus des risques environnementaux – de créer de la division sociale et d’avoir pour actionnaire une entreprise établie dans un paradis fiscal.

« Si on s’oppose au graphite, c’est comme si on s’opposait aux voitures électriques », déplore Jean-François Racine, fondateur de la page Facebook Non à l’implantation de Nouveau Monde Graphite dans Lanaudière, qui compte 220 abonnés.

PHOTO FOURNIE PAR JEAN-FRANÇOIS RACINE

Jean-François Racine, fondateur de la page Facebook Non à l’implantation de Nouveau Monde Graphite dans Lanaudière

« Il y a des questions à se poser sur pourquoi le gouvernement du Québec a donné son OK si rapidement, sans que ça fasse de vague à l’Assemblée nationale », croit-il.

Pour lui, l’exploitation, au Québec, des minéraux cruciaux pour les technologies vertes – comme le graphite et le lithium –, « ça ne devrait pas passer sous le radar, ça devrait être une question de société ».

Mine, tourisme et division sociale

Les risques pour l’industrie touristique de la région de Saint-Michel-des-Saints sont l’une des préoccupations de la Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH), qui regroupe les citoyens opposés au projet. Les villégiateurs représentent environ 50 % de la population locale et plusieurs d’entre eux estiment ne pas avoir été entendus par rapport à l’arrivée de la production minière. « Ça fait une division sociale entre les résidants permanents et non permanents », explique May Dagher, porte-parole de la COPH.

Nouveau Monde Graphite a pour plan d’établir, dans un terrain au pied de la mine, des chalets et des sentiers de vélo de montagne. Cette adaptation n’est pas suffisante, selon les membres de la COPH. « Non, un projet minier d’une telle ampleur et la nature ne sont pas compatibles, dénonce Dmitri Kharitidi, membre de la COPH. D’ailleurs, il y a des articles, publiés dans des revues scientifiques, qui documentent bien que l’usage du territoire à des fins de récréotourisme et l’industrie minière ne peuvent pas coexister », ajoute-t-il en citant notamment une étude de l’Université de Laponie, en Finlande.

Une pétition contre l’implantation de NMG, lancée par la COPH, a recueilli près de 8000 signatures à ce jour. La Coalition a aussi commencé à mettre sur pied un comité indépendant de surveillance environnementale, qui sera représenté par Daniel Green, coprésident de la Société pour vaincre la pollution.

« Est-ce qu’on va tous vivre du tourisme ? »

Les craintes pour l’industrie touristique ne sont pas partagées par Réjean Gouin, maire de Saint-Michel-des-Saints. « Dans notre petite communauté, est-ce qu’on va tous vivre du tourisme ? Je ne pense pas », affirme-t-il. Il souhaite que l’implantation de NMG stimule la vie sociale et économique de la municipalité. « Un village, il faut que ça ait toute la diversité d’âges. S’il n’y a pas des emplois avec des salaires convenables, ce n’est pas possible », précise-t-il. NMG prévoit 160 emplois directs et 500 emplois indirects.

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Réjean Gouin, maire de Saint-Michel-des-Saints.

L’industrie touristique dans Lanaudière équivaut à 273 millions de dollars annuellement, selon les données les plus récentes du ministère du Tourisme, qui datent de 2017. « Je crois que les activités de Nouveau Monde Graphite ont la possibilité de se déployer en harmonie avec les autres activités présentes sur le territoire, a indiqué par courriel Caroline Proulx, ministre du Tourisme et députée de la région. Cela étant dit, je reste à l’écoute d’autres préoccupations qui pourraient surgir », a-t-elle précisé.

« Si l’exploitation est sécuritaire sur le plan environnemental, nous voyons d’un bon œil la cohabitation de plusieurs industries incluant le tourisme », a aussi commenté par courriel Agathe Sauriol, présidente de Tourisme Lanaudière.

Un actionnaire dans un paradis fiscal

La minière a trois actionnaires au registre des entreprises. Le principal est Pallinghurst Graphite Limited – filiale du Pallinghurst Group, impliqué dans le sauvetage de Nemaska Lithium. Rappelons qu’en août 2020, Nemaska Lithium, alors sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies depuis plusieurs mois, avait été reprise par une alliance d’Orion Mine Finance, The Pallinghurst Group et Investissement Québec.

Pallinghurst Graphite Limited est incorporée à Londres, mais son actionnaire de contrôle (Pallinghurst Graphite International Limited) est enregistrée dans l’île de Guernesey rattachée à la Couronne britannique. Celle-ci est reconnue comme paradis fiscal par le ministère des Finances du Québec. En juillet 2020, Pallinghurst Graphite Limited détenait 19,9 % des actions de NMG avec la possibilité d’augmenter cette participation à 49,1 %.

Un deuxième actionnaire de NMG est Ressources Québec, un bras d’Investissement Québec. Le 23 juillet, Investissement Québec a augmenté sa part d’actions dans Nouveau Monde Graphite de 8,48 % à 12,33 %. « Ma problématique, quand Investissement Québec s’associe avec une compagnie qui est dans un paradis fiscal, c’est que ça lance un drôle de message », observe André Lareau, professeur de droit fiscal à l’Université Laval.

Interrogée sur Pallinghurst Graphite Limited, Gladys Caron, vice-présidente des communications et affaires publiques chez Investissement Québec, a confirmé que « Ressources Québec est en effet l’un des actionnaires, parmi d’autres, de Nouveau Monde Graphite ». « Ce faisant, je vous invite à communiquer directement avec la compagnie pour plus d’informations. »

« Nous, ce qu’on sait de notre investisseur, c’est qu’il est au Royaume-Uni », a esquivé Éric Desaulniers, de NMG, en réponse aux questions de La Presse.