(New York) Les prix du pétrole ont encore conclu en baisse jeudi, plombés par les négociations en coulisse de l’OPEP+, synonyme d’ouverture prochaine des vannes selon certains observateurs de marché.

Mis à jour le 15 juill. 2021
Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé en chute de 1,72 % ou 1,29 dollar à 73,47 dollars à Londres, par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril de WTI pour août a perdu 2,02 % ou 1,48 dollar, à 71,65 dollars.

« Le marché est préoccupé à court terme par les incertitudes autour des négociations » de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés via l’accord OPEP+, a estimé Phil Flynn de Price Futures Group.

« S’il n’y a pas d’accord, cela conserve la possibilité d’une guerre de production où chacun pourrait produire ce qu’il veut », a-t-il poursuivi tout en ajoutant que ce scénario ne semblait « pas réaliste ».

Les négociations qui se déroulent en coulisses depuis l’échec retentissant du précédent sommet lundi 5 juillet, se sont réinvitées mercredi sur le marché du pétrole.

Des informations de presse indiquant une avancée entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont en effet émergé avant d’être tempérées par la partie émiratie.

Le ministère de l’Énergie des Émirats « a déclaré que les négociations avec l’OPEP “[…] sont toujours en cours » et « qu’un accord n’a pas encore été trouvé », selon un communiqué partagé mercredi par l’agence d’État WAM.

Le cartel n’avait pas réussi à rallier Abou Dabi à sa proposition d’accord en début de mois, alors qu’il souhaitait être autorisé à pomper davantage.

« S’ils parviennent à un accord, ce sera un phénomène haussier pour le marché », quelle que soit la hausse de production envisagée, a conclu Phil Flynn : une production encadrée vaut mieux selon lui que des pays décidant chacun dans leur coin.

D’autant plus que dans son rapport mensuel publié jeudi, l’OPEP voit la demande mondiale de pétrole continuer de progresser au moins jusqu’en 2022.

La demande devrait croître cette année de 6 millions de barils par jour (mb/j), pour atteindre en moyenne 96,6 mb/j, estime l’organisation, confirmant ses précédentes prévisions.