De la mine jusqu’au lingot, la traçabilité de l’aluminium produit par Rio Tinto est maintenant une réalité pour les utilisateurs qui veulent savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

La multinationale lance aujourd’hui une norme de traçabilité qu’elle décrit comme l’équivalent « d’une fiche de valeur nutritive pour les produits alimentaires », mais pour l’aluminium.

Baptisée START, la norme utilisera la technologie des chaînes de blocs pour identifier l’établissement où l’aluminium a été produit et des informations comme la source d’énergie utilisée, la quantité d’eau consommée, le contenu recyclé ainsi que des détails sur la diversité au sein de la direction de l’entreprise et sa performance en matière de sécurité.

L’objectif est de permettre aux utilisateurs de faire des choix éclairés. « START constitue une avancée importante pour l’industrie de l’aluminium, a souligné le chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, Alf Barrios, dans un communiqué. C’est la première offre en son genre, qui établit une nouvelle norme en matière de transparence, de traçabilité et de production responsable, de la mine jusqu’au marché »,

La traçabilité de l’aluminium est une valeur ajoutée pour le métal produit au Québec, où les usines sont alimentées par l’hydro-électricité. L’aluminium à faible empreinte carbone est de plus en plus recherché par les grands utilisateurs comme Tesla et Apple. Apple a d’ailleurs investi dans ELYSIS, une coentreprise qui développe au Québec une technologie d’électrolyse dans émissions de gaz à effet de serre.

Le grand marché des matières premières, le London Metal Exchange, a noté cet intérêt croissant et annoncé son intention d’offrir des contrats spécialisés dans l’aluminium responsable.