(Cornwall) Le tonnage de marchandises ayant emprunté la voie maritime du Saint-Laurent a chuté de façon importante l’an dernier, les tensions commerciales et le très haut débit des eaux ayant nui à la navigation, tandis que les conditions météorologiques étaient défavorables aux récoltes de céréales.

La Presse canadienne

Selon la Corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent (CGVMSL), le transport maritime a chuté de près de 7 % à environ 38 millions de tonnes en 2019, ce qui représente une baisse notable par rapport au sommet de 10 ans enregistré en 2018.

Le président et chef de la direction de la CGVMSL, Terence Bowles, affirme que les frictions commerciales avec les États-Unis ont nui aux livraisons, mais espère que la ratification imminente du nouveau pacte de libre-échange du Canada avec les États-Unis et le Mexique fera grimper les données pour la nouvelle année.

La forte fonte des neiges et les pluies printanières ont fait grimper le débit d’eau à des niveaux records dans plusieurs Grands Lacs, interrompant la navigation sur la voie maritime du Saint-Laurent, tandis que des courants rapides et tourbillonnants près du barrage de Moses-Saunders, à Cornwall, en Ontario, ont ralenti le mouvement des navires à travers les écluses — le seul moyen dont dispose la voie maritime pour contrôler l’eau.

Les averses ont également retardé la récolte de blé du pays, réduisant la cargaison de céréales de plus de 15 % d’une année à l’autre, à environ 12 millions de tonnes.

Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime, a demandé à la Commission mixte internationale de la Voie maritime de lancer une étude sur les niveaux d’eau et leurs causes, ainsi qu’à élaborer un plan de « résilience climatique ».