(Washington) L’octroi à Kodak d’un mégaprêt gouvernemental – qui a ensuite été annulé – n’avait rien d’illégal, affirme un rapport administratif après une enquête demandée par des parlementaires américains, selon le Wall Street Journal dimanche.

Agence France-Presse

L’inspecteur général de l’agence gouvernementale DFC qui avait octroyé ce prêt à Kodak en juillet pour qu’il se lance dans la pharmacie a remis son rapport à la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, selon le journal.  

Celle-ci avait demandé l’examen de la décision de l’administration Trump d’accorder ce crédit de 765 millions de dollars d’argent public à Kodak.

Plusieurs responsables démocrates de la Chambre des représentants s’étaient aussi étonnés de ce prêt alors même que Kodak « était au bord de la faillite en 2012 » et avait « échoué dans ses précédentes incursions sur le marché pharmaceutique ».

Ce crédit avait été octroyé au titre d’une loi permettant au gouvernement de mobiliser le secteur industriel privé pour les besoins de la sécurité du pays, afin qu’il produise jusqu’à 25 % des principes actifs nécessaires à la préparation des médicaments génériques aux États-Unis.  

Mais des doutes avaient rapidement été émis sur la capacité d’Eastman Kodak, qui n’a jamais travaillé dans l’industrie pharmaceutique, à produire rapidement autant de principes actifs.

L’action de la société avait flambé avec ces annonces faisant par ailleurs naître des suspicions de délits d’initiés.

Selon l’inspecteur général de la DFC, cité par le Wall Street Journal, l’enquête n’a « révélé aucune faute » dans l’octroi du prêt. Celui-ci avait été annulé début août.

Interrogés dimanche, la DFC et Kodak n’ont pas immédiatement répondu.