(New York) Les prix du pétrole ont baissé jeudi dans un marché s’interrogeant sur la diminution de l’offre mondiale à partir d’août après la décision mercredi des principaux pays exportateurs de maintenir leur calendrier d’allègement de la production.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 43,37 dollars à Londres, en baisse de 0,96 % ou 42 cents par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août a abandonné 1,1 % ou 45 cents, à 40,75 dollars.

La veille, Brent et WTI avaient gagné plus de 2 %, portés notamment par la chute surprise des stocks de brut aux États-Unis, selon les derniers chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, réunis sous la bannière OPEP+, ont décidé mercredi de maintenir l’allègement prévu de leurs coupes de production d’or noir.

Elles passeront de 9,6 millions de barils par jour (mbj) actuellement « à un total de 8,1 à 8,2 mbj en août » selon les calculs du ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, qui correspondent aux 7,7 mbj inscrits dans le calendrier initial plus les compensations espérées des pays n’ayant pas respecté leurs quotas.

Les ministres de l’Énergie saoudien et russe « ont exprimé leur confiance dans le fait que le marché pourrait absorber la production supplémentaire en raison de l’amélioration de la demande », a rapporté Helima Croft, analyste de RBC.

« Bien que l’OPEP “semble avoir le marché sous contrôle à l’heure actuelle, certaines questions demeurent », a cependant souligné Eugen Weinberg, de Commerzbank.

« Les pays respecteront-ils leurs quotas ? Les retardataires vont-ils réellement mettre en œuvre les réductions promises ? À quelle vitesse le cartel pourra-t-il réagir si les perspectives de la demande se détériorent à nouveau ? », s’interrogeait-il dans une note.