(Montréal) Environ 150 employés en lockout de l’Aluminerie de Bécancour partent lundi soir de Trois-Rivières en direction de Pittsburgh, aux États-Unis, où se tiendra mercredi l’assemblée des actionnaires d’Alcoa, copropriétaire d’ABI.

Lia Lévesque
La Presse canadienne

Munis d’une procuration, certains d’entre eux prendront même la parole lors de l’assemblée des actionnaires afin d’interroger la direction de la multinationale sur le lock-out qui perdure à l’aluminerie québécoise depuis près de 16 mois.

Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, prendra la parole, de même que Tom Conway, vice-président des United Steelworkers, le grand syndicat américain auquel est relié le syndicat des Métallos et qui négocie aussi avec Alcoa aux États-Unis.

Le président du syndicat des travailleurs d’ABI, Clément Masse, sera également présent.

Des représentants du syndicat des Métallos rencontreront également, mardi, les comités de négociation de leur pendant américain, les United Steelworkers.

Après l’assemblée des actionnaires, mercredi, ils doivent également marcher jusqu’au siège social de la multinationale à Pittsburgh, avant de revenir à Trois-Rivières.

Les 1030 travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour ont été mis en lock-out par la direction le 11 janvier 2018, au lendemain de leur rejet des offres finales de l’employeur.

L’Aluminerie de Bécancour est propriété à 75 % d’Alcoa et à 25 % de Rio Tinto.

Depuis 16 mois, de nombreux efforts ont été déployés pour tenter de rapprocher les parties : médiateur, médiateur spécial, rencontres avec les ministres du Travail libéral puis caquiste, rencontre avec le premier ministre François Legault, demande d’arbitrage par le syndicat rejetée par la direction d’ABI, puis hypothèse de règlement soumise aux deux parties par le ministre du Travail qui n’a pas porté fruit.

Au mois de mars dernier, il restait 926 travailleurs encore actifs chez ABI. Ils étaient 1030 au début du lock-out.