Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Philippe Mercure Philippe Mercure
La Presse

Chauds, chauds, les océans

Les océans du globe ont été plus chauds que jamais en 2019 depuis qu’on prend ce genre de mesures, selon une nouvelle recherche publiée dans Advances in Atmospheric Sciences. La température des océans a été de 0,075 °C supérieure à la moyenne mesurée entre 1981 et 2010. Cela peut sembler peu, mais réchauffer une telle masse d’eau nécessite un incroyable apport d’énergie. Les chercheurs calculent qu’il a fallu leur fournir environ 228 000 000 000 000 000 000 joules, soit 3,6 milliards de fois l’énergie dissipée par la bombe atomique qui a détruit Hiroshima. « Cette mesure du réchauffement de l’océan est irréfutable et représente une autre preuve du réchauffement climatique. Il n’y a aucune autre possibilité que les émissions humaines de gaz à effet de serre pour expliquer un tel réchauffement », a dit Lijing Cheng, un chercheur chinois qui est l’auteur principal de l’étude.

QUIZ SCIENCE

Q. De quoi sont faites les traces rouges sur cette statue du dieu Pachacamac ?

  • Statue du dieu Pachacamac : de quoi sont faites les traces rouges sur cette statue du dieu Pachacamac ?

    PHOTO FOURNIE PAR LE MUSEO DE SITIO PACHACAMAC

    Statue du dieu Pachacamac : de quoi sont faites les traces rouges sur cette statue du dieu Pachacamac ?

  • Réponse : Il ne s’agit pas de sang versé lors d’anciens sacrifices, mais de mercure provenant vraisemblablement d’un minerai appelé cinabre. Les chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique qui ont analysé la statue péruvienne ont aussi découvert des traces de blanc et de jaune, montrant qu’elle a été peinte intentionnellement. Une datation au carbone 14 a montré que l’objet avait été fabriqué autour de l’an 730 de notre ère, soit plusieurs siècles avant la fondation de l’Empire inca.

    PHOTO FOURNIE PAR LE MUSEO DE SITIO PACHACAMAC

    Réponse : Il ne s’agit pas de sang versé lors d’anciens sacrifices, mais de mercure provenant vraisemblablement d’un minerai appelé cinabre. Les chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique qui ont analysé la statue péruvienne ont aussi découvert des traces de blanc et de jaune, montrant qu’elle a été peinte intentionnellement. Une datation au carbone 14 a montré que l’objet avait été fabriqué autour de l’an 730 de notre ère, soit plusieurs siècles avant la fondation de l’Empire inca.

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Il ne s’agit pas de sang versé lors d’anciens sacrifices, mais de mercure provenant vraisemblablement d’un minerai appelé cinabre. Les chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique qui ont analysé la statue péruvienne ont aussi découvert des traces de blanc et de jaune, montrant qu’elle a été peinte intentionnellement. Une datation au carbone 14 a montré que l’objet avait été fabriqué autour de l’an 730 de notre ère, soit plusieurs siècles avant la fondation de l’Empire inca.

La surprenante beauté des bactéries

Un soir, un étudiant laisse un mélange de deux bactéries croître dans un milieu de culture pour un projet de recherche. Le matin, il découvre dans sa boîte de Petri un motif rappelant une fleur. « La beauté du motif m’a frappé, et je me suis demandé comment les bactéries pouvaient interagir pour se transformer en artistes », raconte dans un communiqué de presse l’étudiant en question, Liyang Xiong, de l’Université de la Californie à San Diego. La vidéo montre la croissance, en 24 heures, de cette colonie faite d’E. coli et d’A. baylyi. La première est peu mobile sur le substrat, tandis que la deuxième l’est beaucoup plus. Lorsqu’on place les deux ensembles, E. coli « fait du pouce » sur A. baylyi pour se déplacer, formant avec sa comparse ce motif surprenant. La recherche, publiée dans eLife, pourrait aider à comprendre la formation des biofilms de bactéries et à trouver de nouvelles méthodes pour les éliminer.

7 milliards d’années

IMAGE FOURNIE PAR JANAÍNA N. ÁVILA

Les poussières cosmiques retrouvées dans une météorite tombée en Australie il y a 50 ans constitue le matériel solide le plus ancien jamais identifié sur Terre.

C’est l’âge des poussières cosmiques retrouvées dans une météorite tombée en Australie il y a 50 ans, ce qui en fait le matériel solide le plus ancien jamais identifié sur Terre. Les petits grains de poussière datent d’avant la formation de la Terre et du Soleil et aideront les scientifiques à comprendre la formation des étoiles dans notre galaxie. La découverte a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

La NASA fait ses adieux au télescope Spitzer

IMAGE FOURNIE PAR LA NASA

Une image de synthèse du téléscope Spitzer

L’un des grands observatoires de la NASA terminera sa mission le 30 janvier prochain. Lancé en 2003, Spitzer est l’un des quatre grands observatoires spatiaux de la NASA avec Hubble, Compton et Chandra. Alors qu’Hubble capte la lumière visible et que Compton et Chandra se concentrent sur les rayons X, Spitzer capte le spectre infrarouge provenant du cosmos. Il a permis aux scientifiques de voir les objets célestes sous une nouvelle dimension, et que plus de réaliser certaines des premières études de l’atmosphère des exoplanètes. Il a aussi découvert cinq des sept exoplanètes qui tournent autour de l’étoile TRAPPIST-1 et qui forment un véritable système planétaire. La NASA a expliqué que les frais d’exploitation du télescope ne justifient plus les découvertes qu’il permet de faire. Le très attendu télescope James Webb, dont le lancement a été plusieurs fois retardé et est maintenant prévu pour l’an prochain, devrait prendre le relais.