(Halifax) Des scientifiques fascinés regardent attentivement la diffusion en continu d’une mission de la National Oceanic and Atmospheric Administration visant à retrouver une rare forme de vie sous-marine au large de la Nouvelle-Écosse.

La Presse canadienne

Deux sous-marins pilotés à distance ont déjà filmé des scènes encore jamais vues de la partie orientale du Gully, la première zone de protection marine du Canada. On y voit des éponges de mer dont il faudra prélever l’ADN pour des fins d’identification et de vastes récifs coralliens en eau profonde.

Ellen Kenchington, une biologiste de l’Institut océanographique de Bedford, un centre fédéral de recherche, raconte que le grand écran de télévision qui a été installé au centre de commandement de l’institut à Halifax, donne une rare occasion d’observer les espèces vivant au fond de l’océan.

Samedi, le submersible de recherche Okeanos Explorer a plongé à environ 350 mètres. L’auditoire a pu être témoin d’une spectaculaire, mais effrayante scène au cours de laquelle un très grand homard dévorait un petit calmar, un tentacule à la fois.

Jeudi, les caméras avaient révélé l’existence de grandes étendues de « coraux bambous » à une profondeur dépassant 1000 mètres. Selon Mme Kienchington, cela démontre qu’il existe encore plusieurs choses qui demeurent inconnues au sujet de la ville dans le Gully.

D’une profondeur dépassant 2,5 km, le canyon sous-marin abrite une grande diversité d’espèces comme la baleine à bec commune, aussi appelée hyperoodon boréal, qui se nourrit de calmars à plus d’un kilomètre sous la surface de l’océan.