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Peter Higgs, un physicien brillant et modeste

Les physiciens François Englert et Peter Higgs.... (Photo AFP)

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Les physiciens François Englert et Peter Higgs.

Photo AFP

Mariette LE ROUX
Agence France-Presse
Paris, France

Le physicien britannique Peter Higgs a eu un éclair de génie, en 1964, en postulant l'existence d'une particule théorique, dont les physiciens du CERN viennent, peut-être, de retrouver la trace après une longue traque.

> Sur le web: le site internet du CERN

Cet homme modeste, aujourd'hui âgé de 83 ans, s'est exclamé «Oh, merde, je sais comment faire!» lorsqu'il a eu l'intuition d'un «champ» qui ressemblerait à une sorte de colle où les particules se retrouveraient plus ou moins engluées, a-t-il raconté à son ancien collègue Alan Walker.

Higgs a publié un document sur sa théorie, devenant ainsi le porte-drapeau d'une école scientifique à laquelle plusieurs physiciens ont contribué au fil des ans.

Timide et discret, Higgs mène désormais une existence paisible à Edimbourg en Ecosse où il a enseigné.

Il était présent mercredi à Genève, quand l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a annoncé avoir trouvé une particule «compatible» avec le boson qui porte son nom, objet d'intenses recherches depuis des décennies.

Costume gris et chemise blanche à col ouvert, Higgs a été accueilli par une «standing ovation» lors de son entrée dans l'auditorium où les physiciens du CERN allaient ensuite annoncer qu'ils avaient peut-être mis la main sur ce chaînon manquant de la physique des particules.

«Je n'imaginais absolument pas que cela arriverait de mon vivant» a déclaré dans une vidéo diffusée après l'annonce cet homme aux joues rouges, aux sourcils blancs et au crâne dégarni.

Considéré comme «une personne très intelligente» par des gens qui ont travaillé avec lui, Higgs a vu son premier article sur le boson rejeté par la revue Physics Letters, éditée à l'époque par le CERN, l'organisation même qui a ensuite dépensé beaucoup d'énergie pour le débusquer.

Une deuxième version plus élaborée du document a finalement ensuite été publiée aux États-Unis.

«C'est un homme avec des manières très douces et polies, mais qui devient tenace si vous dites quelque chose de faux» dans le domaine de la physique, explique à l'AFP Alan Walker, lui-même à la retraite, après avoir collaboré avec Higgs.

Né le 29 mai 1929 à Newcastle, dans le nord de l'Angleterre, Higgs est titulaire d'un doctorat du King's College de Londres et détient plusieurs diplômes honorifiques ainsi que des récompenses (Royal Society, Institute of Physics, etc). Il a été cité comme possible candidat pour le prix Nobel.

En homme modeste, Higgs a longtemps grincé des dents à l'évocation du terme «boson de Higgs», dit-on. En tant qu'athée, Higgs n'aime pas non plus l'autre surnom donné à ce boson, «la particule de Dieu».

Higgs a partagé certaines de ses récompenses avec d'autres physiciens ayant contribué à la théorie du boson, notamment le Belge François Englert, 79 ans.

Mercredi François Englert était assis à côté de Higgs lors de la présentation du CERN, avec les larmes aux yeux au moment de l'annonce, contrastant fortement avec le calme du Britannique.

Cette découverte est «extrêmement importante» car elle montre que la théorie «est en place», a indiqué M. Englert dans une vidéo diffusée par le CERN.




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