Nancy Bédard démissionne de son poste à la tête de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), après que le syndicat eut été en proie à des tensions internes. Une nouvelle présidente par intérim a été désignée mercredi.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

Nancy Bédard a décidé de se retirer au terme d’une période de réflexion d’une semaine. Celle qui dirigeait la FIQ depuis 2017 avait survécu le 4 octobre dernier à un vote de confiance à 60 %. La motion évoquait « le discours changeant » de Mme Bédard et « l’insatisfaction grandissante » des membres à son égard, avait appris La Presse. Kathleen Bertrand, qui était vice-présidente à l’organisation syndicale et à l’éducation-animation de la FIQ, avait démissionné le 5 octobre.

À l’issue d’un conseil national extraordinaire, Nathalie Lévesque a été désignée à l’unanimité présidente par intérim. Elle occupait les fonctions de vice-présidente au sein du Comité exécutif de la FIQ depuis 2017. Des élections seront déclenchées en décembre afin de pourvoir le poste de présidente et celui de vice-présidente.

Ces évènements surviennent alors que l’organisation syndicale a lancé récemment une campagne contre le « temps supplémentaire obligatoire » (TSO). La FIQ souhaite que les ordres professionnels et la Direction nationale s’opposent vivement à ces heures supplémentaires et que les présidents-directeurs généraux des établissements de santé et de services sociaux cessent d’y avoir recours aussi aisément.

La FIQ, plus gros syndicat infirmier du Québec, représente 76 000 professionnelles de la santé, dont des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques. Les membres qui travaillent au privé sont représentés par la FIQP.

Avec Ariane Lacoursière, La Presse