Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, était de passage à Vaudreuil-Dorion lundi pour annoncer la première pelletée de terre du futur hôpital de la région. Devant la croissance fulgurante de la population dans le secteur, l’établissement de 404 lits pourrait au final être plus grand que prévu.

Ariane Lacoursière
Ariane Lacoursière La Presse

Situé sur un terrain à l’intersection des autoroutes 30 et 40, le futur hôpital de 1,7 milliard qui ouvrira ses portes en 2026 a été conçu pour accueillir 404 lits et 11 salles d’opération.

En conférence de presse lundi après-midi, la PDG adjointe du CISSS de la Montérégie-Ouest, Lise Verreault, a mentionné que la population de la région de Vaudreuil-Soulanges poursuit sa croissance. Si bien que le plan clinique du futur hôpital, établi en 2016-2017, pourrait déjà être dépassé.

Le CISSS de la Montérégie-Ouest planche actuellement sur un nouveau projet clinique pour tout le territoire, explique Mme Verreault. Ce plan sera déposé à l’automne 2022. Suivant le dépôt de ce plan « d’autres travaux devront être acceptés pour un agrandissement » ou une augmentation des services, prévoit Mme Verreault. « Il y a trop de pression actuellement dans votre région pour qu’on se limite à 404 lits », affirme-t-elle.

Dans un premier temps, les travaux préparatoires seront effectués. Les travailleurs s’attarderont à démanteler une station-service et une vieille grange se trouvant sur le terrain. Les sols devront aussi être préparés.

L’annonce de la première pelletée de terre a été accueillie avec enthousiasme par la députée de Soulanges, Maryline Picard, qui a mentionné que le nouvel hôpital est attendu depuis longtemps dans la région, les premières annonces à ce sujet remontant à 2010 : « Ça fait longtemps qu’on veut voir des pépines. Qu’on veut que la station-service ne soit plus là […] Enfin du concret », affirme la députée de Soulanges.

Questionné à savoir si le réseau disposera de suffisamment de personnel pour opérer un nouvel hôpital, le ministre Dubé a mentionné que : « plus on améliore notre réseau, plus on a de chance d’aller rechercher le personnel qui est parti ». Mme Verreault a ajouté que déjà, des travaux sont en cours avec les universités et les cégeps pour prévoir une main-d’œuvre suffisante dans quelques années. Du recrutement sera aussi effectué à l’international.