(Montréal) La présidente de la FIQ, Nancy Bédard, fait face à de l’opposition à la tête de la grande organisation syndicale infirmière.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

La vice-présidente, Denyse Joseph, a aussi fait connaître son intérêt pour le poste de présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé.

La FIQ, qui compte 76 000 membres, infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et autres, tient présentement son congrès à Saint-Hyacinthe. L’élection au poste de présidente aura lieu jeudi.

On parle d’ailleurs maintenant du « regroupement » des FIQ, puisqu’il existe aussi la FIQP — P pour privée.

Mme Bédard est une infirmière qui vient du CHU de Québec, alors que Mme Joseph vient de l’Hôpital général de Montréal (Centre universitaire de santé McGill). Elle est actuellement vice-présidente responsable de l’organisation syndicale, de l’éducation et de l’animation.

Et les négociations

La FIQ a déjà conclu une entente de principe avec le gouvernement du Québec sur les conditions de travail de ses membres. Cette entente de principe traite notamment de la création de postes attrayants à temps complet, ce qui devrait contribuer à réduire les heures supplémentaires obligatoires — le fameux TSO.

La FIQ n’a toutefois pas réussi à conclure d’entente sur la question salariale.

La FIQ avait annoncé, le 25 mai, qu’elle allait solliciter des mandats de grève auprès de ses membres, estimant qu’il n’y avait « pas d’offres salariales significatives à la table de négociation ».

Sauf que le 29 mai, la centrale syndicale FTQ a conclu une entente de principe globale, qui comprend à la fois les conditions de travail et le salaire.

Or, traditionnellement, les questions « intersectorielles » comme les salaires sont négociées par le front commun intersyndical, ou, lorsqu’il n’y en a pas, comme c’est le cas actuellement, par les centrales syndicales.

Et la FTQ a réglé pour des augmentations de 2 % en 2020-2021, puis 2 % en 2021-2022 et 2 % en 2022-2023, avec des augmentations de salaire plus importantes pour les plus bas salariés.

Reste maintenant à savoir ce que fera le regroupement FIQ devant la nouvelle donne créée par l’entente entre la FTQ et Québec.