(Montréal) Transplant Québec rapporte que l’an dernier, pour la première fois de son histoire, le nombre de donneurs potentiels qui ont été recommandés à l’organisme a excédé le total de 799 personnes en attente d’organes dans la province.

Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Le nombre de références de donneurs potentiels faites par les centres hospitaliers n’a cessé de croître au cours des récentes années ; il a atteint 820 en 2019, près de 9 % de plus que l’année précédente et 112 % de plus qu’en 2010.

Des 820 références faites l’an dernier, 29 % ont pu être retenues (soit 239) et de celles-ci, trois sur quatre ont pu mener au don d’organes. Ainsi, 535 personnes ont pu recevoir des organes au Québec, à la fois de donneurs vivants ou décédés.

Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec, a observé en 2019 des références provenant de toutes les régions du Québec, ce qui lui semble très encourageant pour l’avenir du don d’organes. Il estime aussi que l’ajout de médecins spécialistes coordonnateurs en don et transplantation d’organes à la grandeur du territoire permettra de recommander plus de donneurs, mais aussi de transplanter plus de personnes.

En octobre dernier, la ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Danielle McCann, a annoncé que le nombre de médecins spécialistes coordonnateurs serait augmenté de 10 à 32 afin qu’ils soient présents dans tous les établissements de santé et de services sociaux du Québec.

Une autre bonne nouvelle concerne le temps d’attente pour les greffes de reins et de poumons : il a considérablement diminué depuis 2012.

Les organes d’une personne décédée peuvent aider de multiples personnes : l’an dernier, 179 donneurs au Québec ont permis de transplanter 592 organes.

Transplant Québec précise que 46 % des donneurs étaient âgés entre 50 et 70 ans ; le plus âgé avait 92 ans.

Aussi, c’est le Saguenay et l’Estrie qui sont en tête cette année relativement au taux de références pour le don d’organes et Montréal arrive au troisième rang.

L’organisme note que pour l’ensemble des références de donneurs potentiels refusés, le pourcentage lié aux refus de la famille a diminué de 3 %, passant de 38 % en 2018 à 35 % en 2019.

Transplant Québec, sur mandat de la ministre de la Santé et des Services sociaux, coordonne le processus de don d’organes dans la province.