(Ottawa) Santé Canada propose d’assouplir les critères afin qu’un plus grand nombre de médicaments puissent profiter du processus d’approbation accélérée. Cela viserait les médicaments nouveaux et prometteurs destinés aux patients qui souffrent de maladies graves, très débilitantes ou qui menacent leur vie.

Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Le ministère fédéral a récemment publié une ligne directrice qui expose les nouvelles exigences qui devraient être satisfaites.

Plus de médicaments pourraient ainsi en bénéficier et être offerts plus rapidement aux patients qui en ont besoin, sans pour autant négliger l’aspect innocuité, avance Santé Canada.

Dans la nouvelle ligne directrice, il est proposé que les besoins des patients et du système de santé soient pris en considération quand vient le temps de décider si une évaluation de médicaments doit être mise sur la voie rapide ou non.

Par exemple, le processus actuel n’autorise l’évaluation prioritaire que pour le premier médicament dans une classe précise ou que pour le premier médicament servant à traiter une maladie donnée. Cela pourrait donc changer.

« Les Canadiens atteints de maladies rares ont déjà suffisamment de défis à affronter sans avoir à s’inquiéter des homologations qui prennent trop de temps et des retards administratifs. En simplifiant le processus d’évaluation, nous nous assurerons qu’ils pourront avoir accès aux traitements dont ils ont besoin le plus rapidement possible », a affirmé par communiqué la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

Au cours des cinq dernières années, environ 30 % des médicaments homologués par Santé Canada servaient à traiter des maladies rares, rappelle le ministère fédéral.

Les citoyens, les entreprises pharmaceutiques et les professionnels de la santé peuvent commenter l’ébauche de ligne directrice jusqu’au 29 juillet.