Un ex-Montréalais et un ex-Torontois viennent d'aboutir dans une prison américaine tandis que deux hommes d'Ottawa sont toujours recherchés pour avoir vendu en ligne des médicaments douteux à des dizaines de cliniques et d'hôpitaux aux États-Unis.

Mis à jour le 23 mai 2014
Marie-Claude Malboeuf LA PRESSE

Les fondateurs de Gallant Pharma, Talib Khan et Syed Huda, s'approvisionnaient au rabais sur le marché noir international, notamment aux Émirats arabes unis et en Turquie. «Ils ne savaient pas du tout entre quelles mains leurs médicaments avaient passé ni dans quelles conditions ils avaient été entreposés et livrés», a déclaré la Food and Drug Administration (FDA) américaine en marge du procès.

Leurs médicaments injectables (censés traiter divers cancers ou masquer les rides) auraient dû être expédiés sur glace sèche - ce qui n'était pas le cas. Certains des 77 000 flacons livrés entre 2009 et 2013 semblaient contaminés à leur arrivée. Un autre contenait à peine 20% d'ingrédient actif. Les patients n'ont jamais su qu'ils se faisaient berner.

En plus de passer trois ans en prison, Khan et Huda devront rembourser 3,4 millions de dollars américains à leurs victimes - ce qui équivaut aux profits réalisés par leur pharmacie virtuelle en quatre ans.

L'un de leurs vendeurs torontois, Michael Merriam, a aussi admis sa culpabilité, tandis que l'administrateur d'une fausse entreprise de Dorval, Mirwaiss Aminzada, attend son procès. Ce dernier aurait subdivisé les emballages de médicaments pour les remballer avec de fausses étiquettes.

Selon les autorités américaines, deux autres vendeurs d'Ottawa, Munajj Rochelle et Robert Wachna, sont en fuite. Lorsque la FDA a porté ses accusations, Rochelle se trouvait pourtant déjà derrière les barreaux pour une fraude de 3 millions dans un pseudo-collège de Gatineau.

La FDA n'a pas répondu à nos demandes.